Dimanche 29 mars 2009
  11 - 8 : Maduraï



Bon, alors aujourd'hui c'est dimanche .... jour de repos! Alors je vais faire court :)


Maduraï est une ville très ancienne, une « petite-grande ville » , je veux dire par là, que c'est une grande ville (1,3 millions d'habitants quand même) mais qui a grandi en gardant l'aspect d'une petite ville : pas de hauts buildings, et le look d'une petite, avec des ruelles étroites, tortueuses, en plein centre, on se croirait presque dans un village ... mais la circulation et la foule sont bien là, encore plus effrayantes qu'ailleurs! Pas très jolie, même pas jolie du tout dans l'ensemble, et avec des tas de corneilles noires qui "font" les tas d'ordures.

 Une bonne petite ville indienne qui baigne,dans sa joyeuse anarchie, sa cacophonie :  dans son jus quoi ! Si vous voyez ce que je veux dire :)


MAIS: c'est la cité la plus sainte du Tamil Nadu, réputée pour un des temples les plus connus d'Inde : le Sri Meenakshi Temple, (construit par la dynastie des Pandya, entre le 14 et le 15ème siècle ) dédié à Shiva, le temple dont les « gopuram », les hautes tours, jaillissent au dessus des toits de la ville. Une ville dans la ville (65 000 m2).
Une débauche ahurissante de sculptures peintes et repeintes (tous les 12 ans) de toutes les couleurs et même plus! De la couleur partout : c'est le temple aux mille couleurs! ... un peu kitch à mon goût .
 A milieu de forêts de piliers impressionnants par leur taille, ces sculptures nous gratifient de leurs sourires grimaçants. Là il faut être vraiment expert en hindouisme pour y reconnaître les siens !! Les plafonds peints racontent des épisodes du Ramayana.
Encore une fois, j'ai pu constater la force des croyances hindouistes : les gens prient, prient, prient ... ce qui ne les empêchent pas de s'amuser aussi, en lançant des boulettes de beurre sur les statues sacrées avant de les enduire de poudre , ou en balançant des noix de coco sur le ventre de Ganesh, pour le nourrir! Si on atteint la cible, ça porte bonheur !!



















une dame s'apprête à lancer la noix de coco ...


Pour être franche, j'ai préféré le «  Palace » - le Tirumalai Nayak Palace pour faire « pro. » - un grand et beau palais royal du 18ème, ou ce qu'il en reste, car il parait qu'il était 10 fois plus grand à l'origine. Tout blanc et sobre, avec d'énormes colonnes qui entourent une cour intérieure, et quelques vestiges de fresques à de rares endroits.























Enfin, en rentrant au bercail, j'ai rencontré une vache aux cornes effilées et peintes - elles sont peintes en rouge, jaune, vert, ou bleue - ...tout un programme!



Voili, voiloù .... ouf ma journée est terminée, je vais pouvoir prolonger ma sieste avant un nouveau départ demain matin vers KANADUKATHAN ...Encore un nom à coucher dehors !...pardon : un très joli nom indien !!
J'ai beau regarder ma carte je n'arrive pas à trouver où cela se situe.
J'espère que le chauffeur Rama lui sait ! (en fait il s'appelle Ramalingam, mais je l'appelle Rama, comme le dieu Rama, c'est plus court et ça lui fait plaisir : chacun y trouve son compte!)

Réponse au prochain numéro.





 

Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 29 mars 2009

11 - 7 :Sur la route de Maduraï



Nous laissons le Kerala pour l'état du Tamil Nadu, très étendu jusqu'à la pointe Sud - Est du sous-continent, certains diront que nous entrons dans "la vraie Inde", Ses origines culturelles remontent à la nuit des temps, avec les Dravidiens, plusieurs millénaires avant JC, on y parle le "Tamoul", et c'est la seule région de l'Inde, qui n'ait pas été envahie par les Aryens, et qui ait pu conserver ses fondemants culturels...

Sur la route, entre Periyar et Maduraï, les montagnes laissent place à une vaste plaine argileuse très fertile et très cultivée : on y trouve donc d'immenses fabriques de briques, des rizières, des champs de thé, beaucoup de vignobles ( Cabernet Sauvignon indien ), des exploitations de manguiers et de canne à sucre ...


Si tout se fait encore à la main, j'ai quand même pu apercevoir deux moissonneuses-batteuses!


Et surtout la chance de voir de pèlerins hindous ( pèlerinage de Sabrimalay, réservé aux hommes, pour honorer le dieu Lyappan ) : ils font 800 kms à pieds, du Tamil Nadu au Kerala et sont reconnaissables à leurs drapeaux rouges ... ils ont l'air de bien s'amuser !!

Quand aux femmes, tout en portant des piles de briques rouges sur la tête (incroyable!) ... leurs papotages vont bon train au bord de la route ...



Rama s'arrête parfois dans un petit café : le café est toujours très brûlant ... alors il me fait une démonstration de "refroidissement" en, versant d'un verre dans l'autre très vite et de très haut !Mais la plupart du temps, nous buvons du Tchaï, un thé au lait très épicé, au parfum de santal, de lotus, ou de jasmin...















 Briques et jeunes pousses de canne à sucre











Un camion chargé de canne à sucre

Et pour finir, Charly, je bois à ta santé  un verre de Cabernet  (indien) !

Même de Corse , il sait  prier Vishnu! ... et me faire rire !!









Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 27 mars 2009

11 - 6 :  Sur la route de de Kumarakom à Periyar


                                                                                    


                                                                                   

Me voilà donc partie vers l'Est, à travers les Gaths occidentaux : changement de décor, le paysage devient montagneux, et la jolie route sinueuse est bordée de champs de thé, d'épices d'hévéas, de café ...en route, j'assiste à une vente de bovins, aux cornes colorées de rouge et de bleu, à un accident ( pas grave , juste que le camion trop chargé a basculé..), et à un "bétonnage" de route avec une drôle de vieille machine.


Periyar, c'est d'abord une des plus grandes réserves naturelles d'Inde (   777 km2 ) , où, autour d'un lac artificiel qui porte le nom incroyable de "Periyar Lake", on peut voir – en bateau - des animaux sauvages de toutes sortes : éléphants, buffles, oiseaux... L'entrée est très chère, et les animaux .... il faudrait avoir de très bonnes jumelles! Pourtant c'est vrai qu'on loin, j'ai aperçu de grosses masses sombres pouvant ressembler à des éléphants. Quoiqu'il en soit, la balade sur le lac, entouré de montagnes, est très belle.
















L'Inde est le premier pays exportateur d'épices au monde, et Periyar est un peu la "capitale de l'épice". Il y en a par centaines d'espèces différentes et je n'y connais absolument rien! Comme je disais à un couple de Néo-Zélandais, qu'en France, à part le poivre et le sel, on  n'utilisait pratiquement pas d'épices, ils m'ont répondu : et la moutarde de Dijon alors ?... Oui c'est vrai : je me suis trouvée un peu bête ! Bref, j'ai essayé de m'instruire en allant visiter un « jardin d'épices », et là, j'ai découvert à quoi pouvait ressembler la cardamone, le mimosa, le long- peper, le sida,  le pavot, l'élicornia, le peper-mint, la moutarde, le clou de girofle, le cimaron, la muscade, le safran, le curcuma, le gingembre, les vraies feuilles de curry en combinaison infinies, et même le chocolat et le café... et j'en passe!!






















Arbre et fruit de cardamone.

Petits pigments rouges, les plus forts.



                               





Et puis , visite d'une grosse usine de fabrication de thé  à l'ancienne : « rustique ». Très intéressant : un long processus de 24h entre le moment où la feuille de thé arrive à l'usine, et celui où le thé, après un long parcours à travers des machines qui broient plusieurs fois, refroidissent, rechauffent..., est près à la consommation. La première étape est le séchage ou "flétrissage"où les feuilles déposées pendant 24 h dans des bacs ventilés, perdent l'essentiel de leur humidité, puis elles sont déposées dans des rouleuses mécaniques qui accélèrent le séchhage et la fermentation, qui se poursuit sur des claies où les feuilles reposent dans une pièce chaude et humide pendant quelques heures, avant un dernier séchage à haute température ce qui arrête le fermentation, enfin lse feuilles sont triées mécaniquement,  et soit laissées telles quelles, soit broyées en poudre .
J'ai ainsi  appris qu'il existait 3 sortes de thé : le leave tea, le green tea, et le powder tea. L'usine que j'ai visitée fait du « leave tea » pour l'exportation. Chaque jour des femmes cueillent 300 kg de feuilles de thé, 10 kg de feuilles donnent 3 kg de thé.

A la fin, j'ai acheté 1kg de thé ( 80 roupies ! ) pour l'offrir à Rama, car , demain nous partons pour Maduraï, sa ville natale ...

Les hommes travaillent tellement vite dans cette usine, que j'ai eu du mal à prendre mes photos : un peu floues !!













Dans les champs de thé... Les femmes rentrent. Elles viennent de vider leur grands sacs de feuilles. Derrière, le bois ( théiers) qui va servir à  chaudière.























Les hommes prennent le relais , le thé est d'abord déposé sur des rails, où il est refroidi, puis mis dans la machine à broyer ( 4 fois ) puis chauffé à 135°, puis refroidi, puis mixé...











































Finaly, I would like to say, that as far as now, since I have been travelling with "Indian Panorama" , I did it in very good and safe conditions : good hotels with quiet back- side rooms reserved, very good driver and car, perfect organization ... So I really want to recommand "Indian Panorama" to all those who would like to travel in South India ! (
www.indianpanorama.in )











 


Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 25 mars 2009

11 - 5 Kumakaron (KERALA)


 la piscine de l'hotel devant les backwaters : une merveille!!

Les hommes et les religions





Les gens du KERALA  - il faut payer une taxe quand on change d'état -  sont extrêmement gentils ! Ils sont très noirs de peau et parlent très doucement et très très vite! Bla bla bla à toute vitesse : au début, sur le bateau, je croyais qu'ils fredonnaient, mais non, ils parlent dans la langue de leur région : le Malayalam.


La plupart marchent pied nus, vêtus, les femmes de saris jaunes ou oranges, les couleurs du Kerala, les hommes de « jupes », longues, les "longi" qu'ils attachent autour de la taille et replient en deux pour les raccourcir s'ils ont trop chaud, avant de les nouer par devant ou par derrière, comme nous nos pareos en Corse! La plupart du temps ça pendouille de tous les côtés...

Ils dodelinent souvent de la tête soit en faisant la moue (quand par exemple ils trouvent que le pourboire n'est pas suffisant,)  soit en souriant, alors là ça veut dire qu'ils sont contents (quand par exemple on complimente le cuisinier ). Mais souvent on se trompe: on a l'impression qu'ils font "non" avec la tête, alors que chez eux, ça veut dire OUI ! Mieux vaut le savoir pour éviter les malentendus :)

Ce qui est étonnant c'est que dans ce pays si pauvre et si sale, les femmes soient toujours tellement propres et raffinées, avec un port si élégant! On les voit sortir de masures, en saris roses ou jaunes éclatants, brodés d'or, impeccables ... j'en ai honte de mes pauvres fringues que je traîne depuis plus de 4 mois ... et de mes cheveux gris qu'elles ne connaissent pas les veinardes !

Pour le soleil, ils ont tous des ombrelles ( couleur noire ) qui les suivent comme leurs ombres.

La toilette et la lessive, j'en ai déjà parlé, quant à la cuisine, ils y attachent beaucoup d'importance et de temps .... toujours sans se presser! Au resto. j'ai pris l'habitude d'emporter mon journal local, que j'ai largement le temps de lire de la première à la dernière page avant d'être servie  Là, je dois dire que je souffre un peu, car je ne suis pas ce qu'on appelle vraiment « fan » de cuisine indienne, à base de riz, de curry et d'épices en tous genres. Le plus on descend vers le sud, le plus c'est épicé!

Pas de pain remplacé par des Naans (galette de farine complète) ou le Puri préparé comme un âne ( pardon un naan ) mais frit et gonflé comme un ballon! Ça c'est bon!!

Pas d'alcool, pas de bière (très difficile d'en trouver même dans les hôtels , sauf les super- chics, pas de bol!) et pas de cigarettes non plus : on ne les voient jamais jamais fumer ! Et ils fument vraiment très très peu.


Les Indiens sont très pratiquants : ici les Chrétiens de toutes tendances arrivent en tête ( des églises partout pleines à craquer, à tel point qu'ils mettent des haut-parleurs pour ceux qui s'entassent sur les parvis, beaucoup d'orthodoxes ( là pas de sculpture du Christ ni de personne ) , et d'églises « syriennes catholiques orthodoxes » dont la « Ste Marie Knanaya Church » que j'ai visité hier, une des plus anciennes églises syriennes d'Inde , dont la plus vieille sculpture, une croix perse entourée d'inscriptions datant de la « Sassanian » dynastie Perse , 345 AD! Il y a aussi des mosquées, et enfin – quand même – quelques temples hindous très simples, qui sont en pleine effervescence en ce moment pour cause de fête annuelle des temples hindous ... les éléphants et les tambours sont de sortie : j'ai pu assister ce matin à une de ces fastueuses parades.


Et je viens de lire en gros titre dans le journal, qu'une catastrophe nationale était arrivée hier sur la route ( la preuve que les accidents existent! ) : un éléphant qui se rendait à une parade s'est fait emboutir le derrière, par un tracteur : résultat l'éléphant est blessé et tous les médecins de la région sont sur les dents pour essayer de le sauver avec, y compris, physiothérapie!


Mais ce qui fait surtout les gros titres dans les journaux en ce moment, ce sont les élections nationales au Parlement. Un vrai délire, une vraie lutte acharnée et féroce dans la pagaille la plus complète, dont certains journaux très critiques se régalent, c'est la cas du magasine « India Today » et de ses articles incendiaires toutes cibles confondues... Au total 33 partis se livrent bataille, mais pour être un peu claire, les deux principaux sont les « parti du Congrès » présidée par Sonia Gandhi aux idées socialistes , dont est issu le premier ministre Mr Singh 81 ans qui espère bien être réélu, et la BJP le parti nationaliste hindou.


Bref, tout ça pour dire, qu'en France , à côté, les périodes électorales sont calmes comme une mer d'huile!









 







Photos
:

 La Sainte Marie Knanaya Church, un camion décoré comme il en a beaucoup, les éléphants de sortie en musique dans un petit temple hindou, une femme qui entre dans le temple, un "penseur"...et l'épluchage des noix de coco.

Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 25 mars 2009

11 -  4 : Cochin / Allepey / Kumarakon

 

 



En quittant Cochin, j'ai donc fait connaissance avec « mon chauffeur et ma voiture » ... Rama pour le chauffeur, un jeune homme Hindou très gentil mais peu « causant ... » et une Indigo TATA, Inde oblige, pour la voiture.


Nous sommes partis vers le sud : Cochin-Alleppey, 65 km... 1h45 quand même! par une route goudronnée mais assez encombrée .


Un mot sur la conduite ici que chacun sait hallucinante : un vrai jeu de billard : aucune règle de priorité, on se faufile comme on peu, double alors qu'un autre véhicule – bus, voiture, moto, tuk-tuk voire vache - arrive JUSTE en face , on se croise à trois, parfois à quatre sur une route étroite, on double en plein virage , en haut de côte sans AUCUNE visibilité ....Il m'a semblé que le  recours au klaxon était leur seul moyen de se "sauver la vie" !
Bref  une conduite catastrophe non-stop à laquelle il faut ajouter la malice de Rama, qui parfois faisait  EXPRES de gentiment  frôler les cornes des buffles, histoire de voir l'effet que cela produisait sur moi : j'apercevais alors son oeil malicieux me regarder dans le rétro !!

Et ce que est plus hallucinant encore c'est que je n'ai pas peur du tout! Ce qui va faire pâlir Gilles de jalousie :)


Si je n'ai pas eu peur, c'est sans doute parce que les Indiens conduisent très lentement ( on prend son temps pour tout ici ), 30/40 km heure c'est une vitesse record! Donc pas de souci : en cas d'urgence on a le temps de s'arrêter! Ceci dit, Rama m'a quand même avoué ( contrairement à ce que m'avait affirmé le chauffeur de Bombay ) , qu'il y avait de très nombreux accidents en Inde, surtout en dehors des villes ... ce qui ne m'étonne pas à en juger par le nombre de handicapés des jambes! Je comprends mieux pourquoi il est si prudent! En outre, on m'a remis une feuille au départ sur laquelle il est bien spécifié que les touristes voyagent sans assurance de la compagnie (Indian Panorama ).A bon entendeur Salut !!


A Alleppey, bateau jusqu'à Kumarakom : 65 km de « backwaters », en 24 heures, sur un jolie embarcation.

Les backwaters sont des canaux d'eau douce, sauf près de l'embouchure des fleuves où eau douce et eau salée se mélangent, le réseau est immense et l'on peut faire des balades de plusieurs jours sur l'eau. Les paysages sont très beaux, la sérénité des lieux assurée, le spectacle omniprésent! Une vrai merveille!!

Mon bateau est très beau : c'est un "kettuvallam" une ancienne barque à coque noire,qui servait autrefois à transporter le riz, le thé, les noix de coco ...au jourd'hui ces bateaux ont été transformés pour le plus grand bonheur des touristes.
Le pont est en teck, le toit en bambou tressé et en cordes de noix de coco, les ouvertures arrondies et douces ajoutent au charme de cet incroyable  voyage! 
C'est un bateau immense pour moi toute seule : une grande cuisine, une chambre très agréable avec salle de bain, et sur le pont, la vaste "salle à manger" ouverte , où je serai la seule à table...

Un pêcheur est venu nous accoster pour me montrer deux écrevisses -ou plutôt deux grosses crevettes- qu'il venait de pêcher ... et insister un peu (beaucoup...) pour me les vendre en vue de mon repas du soir ... je n'ai pas osé refuser : 400 roupies quand même pour à peine deux bouchées de chaire : j'ai eu la nette impresion de m'être fait un peu avoir  ... d'autant plus que mes repas étaient inclus dans le prix, mais bon:)

 A 17h il faut s'arrêter car les bateaux pour touristes n'ont plus le droit de circuler. Donc on s'arrête le long de la rive et on amarre le bateau à 2 gros troncs de palmiers  pour y passer la nuit. Dîner dans le noir à cause des moustiques ( juste une bougie ) et des économies d'énergie .... le bateau a son propre générateur, mais il faut pas exagérer !


Je me suis donc retrouvée toute seule sur ce bateau avec mes trois compères : le pilote, le cuisinier, et "l'homme à tout faire". Tous les trois très sympathiques, surtout le cuisinier qui s'est mis en quatre pour me concocter de « bons petits plats bien indiens » ... il y en avait pour dix!

Tout d'un coup le ciel s'est lézardé d'éclairs et le tonnerre s'est mis à gronder ... Je me serais cru dans u film de Hitchcock ...


Ils ont alors  tout fermé sur le bateau, avec des bâches, et puis comme c'était l'heure d'aller se coucher ça tombait bien! Ils m'avaient prévenue : à 8h on coupe l'électricité!

Alors dodo : très jolie chambre, moustiquaire et tout et tout, le calme le plus complet est bientôt revenu et tout s'est bien passé. Eux ont dormi sur le pont.


Le lendemain matin nous voilà repartis : des paysages magnifiques, des rizières à perte de vue, des arbres, des fleurs, des poissons que l'on entend sauter dans l'eau et une grande quiétude ....


Le pilote se protège du soleil avec une ombrelle qu'il tient à la main, et de l'autre il tient la roue...cela doit être très fatigant d'avoir comme ça le bras levé en permanence !!!
L'eau grisâtre/verdâtre de pollutions en tous genres est souvent recouverte de sortes de nénuphares en fleurs, d'algues vertes ou brunes.– On y voit les indiens s'y laver et même s'y brosser les dents le matin!, nus ou tout habillés pour y prendre leur bain , ainsi que les enfants qui s'y amusent en rentrant de l'école,  se mettant la tête sous l'eau ... bonjour les dégâts sanitaires !!


Et puis le bateau m'a déposée dans un bel hôtel situé au bord du lac, avec piscine et tout le confort possible dans de petits bungalows individuels : catégorie « très chic » dans le routard quand même! la vraie routarde luxe quoi! - ... où hier j'ai retrouvé mon fidèle « Rama » en pleine forme, qui m'a proposé la visite des églises et temples du coin... Ce sera le prochain épisode :)








































Photos
: Rama et la Tata,les backwaters, le bateau, les écrevisses, mon dîner à bord , le long des rives, coucher de soleil ...l'arrivée à l'hôtel à Kumarakon
.
 
Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus