Jeudi 16 avril 2009

12 : Remerciements

Après environ 56 000 km parcourus, tous moyens de transport confondus, me voici arrivée au terme de mon voyage.

 

Je ne pouvais terminer sans remercier tous ceux qui m'ont aidée tout au long de ce parcours « en solo », et ont ainsi contribué à sa réussite jusqu'à son terme.

 

Un grand merci en priorité à Michel Deparis  (www.connaisseursvoyage.fr) qui a organisé ce voyage – vols, hébergement, séjours et circuits – avec un grand professionnalisme et  beaucoup de perspicacité. Ses conseils, ses mises en garde, et surtout le fait de m'avoir prévu des «circuits organisés » dans différents lieux, m'ont à la fois  permis de découvrir des sites très intéressants sur lesquels j'aurais probablement fait l'impasse, tout en faisant des rencontres enrichissantes qui rompent l'isolement.

 

Je ne peux que vivement recommander « Les connaisseurs du voyage » à tous ceux qui envisagent d'entreprendre un tour du monde.

 

Merci à l'association ABM  (www.abm.fr), pour ses conseils et la mise à disposition de sa bibliothèque.

 

Merci aussi à Audrey qui a « formaté » mon blog, moi qui suis si peu experte en matière d'internet !! Ce blog a été très important pour moi : ce fut la liaison constante avec « mon monde », et la force motrice de mon voyage.

 

Et puis bien sûr merci à Sara, qui m'a organisé avec une grande compétence, une extrême précision, et beaucoup de gentillesse, mon long périple au Chili. Ce fut une réussite et un merveilleux voyage!

 

Je recommande aussi à tous les amoureux de l'Inde, l'agence « Indian Panorama », dont le siège se trouve à Trichy (www.indianpanorama.in) , et dont l'excellente réputation en Inde ne s'est pas démentie en ce qui me concerne : sérieux, sécurité assurée à tous niveaux, lieux de séjours très bien choisis et excellents hôtels.

 

Merci encore à tous ceux qui m'ont accueillie  et aidée parfois (Baudouin, Roselyne Guitry pour son accueil à la Villa Helena à Pondicherry :  www.villahelena@satyam.net.in – Corinne... et tant d'autres ...),  ou tout simplement soutenue par leurs messages, mails et commentaires  .... qui ont été pour moi autant de "petits cailloux blancs", si importants, réconfortants et revivifiants!

 

Merci enfin bien sûr à mes enfants et à mon mari, qui m'ont suivie et soutenue avec constance et confiance. Ils m'ont accompagnée, beaucoup fait rire et je sais que je  leur dois en très grande partie, la réussite de ce voyage.

 

Un voyage « en solo », pour être réussi,  n'est jamais tout à fait un voyage solitaire!

 

A tous encore un très grand et amical merci!





 










Martine.

Globe-trotteuse ... et artiste peintre (www.miltis.com) 

Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
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Jeudi 16 avril 2009

11- 16 : Tirukalikundram
 


 Une petite ville située tout  près de Mahabalipuram, sans grand charme, sauf un mont en haut duquel se trouve un templion  - où les aigles qui venaient se faire nourrir par les prêtres ont disparu -  que l'on peut voir après avoir gravi un escalier de .... 6OO marches! Autant dire que Gilles l'a fait tout seul ( une vraie performance par 38° à l'ombre ! ) pour aller y retrouver ses copains, les chèvres et les singes...

                                                             
 Un restaurateur ambulant comme il y en a partout, et toujours le manque d'eau potable : là, un distributeur d'eau UNICEF  
           


 

Dans la ville basse, un vaste temple «  Vedagirisvara » dédié,  à Shiva, en pleine activité religieuse, et dont Gilles a enfin fait la connaissance  ...Quatre gopurams de belle facture marquent chacune des entrées du temple, un joli pavillon au milieu d'un lac complète les atouts de cette petite ville grouillante de mendiants et de brahmanes .... de bananes, de noix de coco et de vieux bus :  image d'épinal de l'Inde ! Et aussi de très beaux visages de petites filles ( voir article sur les portraits )
                                                                



 







Dans les temples, il faut retirer ses chaussures .... mieux vaut donc se laver les pieds en sortant !


Ci-dessous : sur le chemin du retour, nous avons croisé une procession pour un enterrement  : le défunt est placé sur un char coloré  dont les fleurs sont éparpillées tout au long du chemin.



 

Eh oui : tout a une fin, il en va de même pour mon voyage qui s'arrête là ... avant notre départ demain  de Chennai (Madras) vers Paris. Mais à Chennai, nous avons dîné, juste avant de prendre l'avion (à 4h du matin!) avec Immanuel et Mary Morais, que j'avais rencontrés à Bangkok! Le monde est bien petit!

Alors l'Inde? effarante ou fascinante ?
Un peu les deux :  en arrivant à Bombay, j'étais plutôt effarée, un mois plus tard je suis plutôt fascinée par la démesure, la variété, les couleurs, les coutumes, les religions et les rites cultuels de ce pays déroutant mais envoûtant ... plus qu'une envie : continuer à apprendre et à comprendre. Une expérience unique, remplie de moments très forts et très émouvants.
 

   

Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
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Mardi 14 avril 2009
11 - 15 :  Mahabalipuram

 


Martine étant dans les choux ( ou plutôt dans une soupe de piments ) pour cause d'ennuis gastriques ... C'est moi qui prends la plume !








 






Nous sommes donc dans un  hôtel à l'écart du petit village de 12 000 habitants, sur une magnifique plage du golfe du Bengale, appelé encore Mamallapuram ( ce qui signifie «  le village du grand sacrifice » ).

Ce site  eut son heure de gloire au 7ème siècle avec un roi Pallava surnommé Mamalla qui fit construire  une kyrielle de monuments dont certains restent inachevés. Ceux-ci ont résisté  au tsunami de décembre 2004, quand la mer a pénétré sur  30 km à l'intérieur des terres. Les barques colorées de la plage sont neuves : elles ont été offertes aux indiens par les allemands, après que le tsunami  les a  toutes détruites :  nous sommes en effet ici au coeur de la zone désastrée.

 

Nous avons donc visité « le Shore Temple » dédié à Vishnou, qui fait face à la mer,  les cinq merveilleux temples  monolithes ( Five Rahtas ), taillés dans du granit jaune  en forme de chariot, chaque dieu ayant son nandi (sa monture) à proximité, la célèbre « descente du Gange » :  un bas relief de 27 m de long et 9 m de haut, sculpté directement dans un bloc de granit, et enfin une surprenante boule de granit qui tient en équilibre par la grâce des divinités hindoues.













Le Shore Temple...                                             
                                                                                 et les Five Rathas.
 













Ca trompe énormement  et La descente du Gange 

    Gilles a la recherche de chemins aleatoires... 











Mamallapuram, ce sont aussi, perpétuant la tradition, de très  nombreux sculpteurs  sur pierre dont les œuvres sont  exportées  dans le monde entier.


 




Savez-vous comment on appelle les français en Inde ?  Les "routards sous le  bras" !! Véridique ...





 Tous les jours, les pêcheurs partent sur leurs petites embarcations  colorées malgré les rouleaux.

 La mer très  est très dangereuse ici à cause des lames de fond, ce qui  nous empêche de nous baigner plus loin que la taille  (mais avec un longi quand même!).

Enfin, le long de la plage, en marchant au hasard, nous avons traversé, pour revenir sur nos pas vers l'hôtel, un très grand "bidonville" dont la précarité et l'insalubrité hallucinantes nous a fait frémir ... sans doute le pire de tout ce que j'avais vu jusqu'à présent. Un village sans doute dévasté par le tusnami de 2004 et non encore reconstruit ... qui restera longtemps gravé dans nos mémoires. Nous en sommes sortis en pressant le pas vers le confort , pas très fiers ...!





 


Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
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Vendredi 10 avril 2009

  11 - 14 : Pondicherry

                                                    

 

Tandis que Pierre ( le pauvre ! ) est resté à Paris, que Charles est à Berlin, que David est à Séoul,  je viens de retrouver Gilles ( alias Gilnesh ) en Inde , à Pondicherry .

Encore une famille victime de la mondialisation !!

 

Bref, on était très contents de se retrouver .... dans une ville bien française ! l'un des cinq comptoirs de la Compagnie Française des Indes Orientales ( avec Chandernagor, Karikal, Mahé, et Yanaon ).

 

Pondicherry, anciennement : PUDU CHERI ( « le nouveau hameau » en tamoul ) rebaptisé récemment Puducherry, 700 000 habitants. Une ville située en bordure du golfe du Bengale ( enfin depuis le temps que je l'attendais celui là! ), séparée en deux par un canal (à sec forcément !) : le long de la mer, « la ville blanche », ancienne ville coloniale sous l'influence du Gouverneur DUPLEIX de 1742 à 1754, où l'on peut voir les belles demeures du 18ème dans des rues portant encore (plus pour longtemps) des noms bien de chez nous (Saint Gilles entre autres -  je ne savais pas que Gilnesh était un Saint... mais puisque c'est écrit !) et de l'autre côté du canal, « la ville noire », celle des "locaux", qui ressemble à n'importe quelle autre ville indienne, sauf qu'elle a des rues à angle droit ( le génie français ?).

 














Deux autres figures emblématiques de Pondicherry, Sri Aurobindo et sa compagne Mirra Alfassa appelée « la Mère », deux personnages très portés sur la spiritualité, qui ont respectivement fondé l'Ashram d'Aurobindo, et Auroville, paradis utopiste très soixante-huitard dont le centre spirituel est le Matri Mandir ...

A ce sujet, Madame Guitry, qui nous a accueillis dans une magnifique maison coloniale qu'elle a rénovée, nous a expliqué que beaucoup d'indiens, lassés par la multitude des dieux ( ils ne savent plus très bien à quel Saint se vouer ...) se tournaient maintenant de plus en plus vers des lieux de méditation et de silence à tendance monothéiste, comme l' Ashram Aurobindo auquel nous sommes allés ( mais pas de photos!) , un lieu paisible en plein centre ville, où de nombreux fidèles viennent méditer.
 














Le Matri Mandir...                                      Dans les rizières...

Nous sommes aussi allés voir les pêcheurs au filet sur la plage, les temples dédiés au gentil Ganesh et à la terrible Kali ( déesse de la mort souvent représentée un crâne à la main ) et évidemment Gilles étant là, je n'ai pas coupé à la tournée des églises ( heureusement, il y en a moins qu'à Rome!)
                                                                                                                                               
  

 Le Golfe du Bengale avec une eau à 28 ° ( on a trouvé sur les rochers un foetus enveloppé dans du papier journal ... ),
Une hutte de pêcheurs sur la plage,

et la déesse Kali, la méchante,
qui tient dans l'une de ses mains la tête d'une de ses victimes :  

























Il était temps que j'arrive : Martine, plus Ganesh que Kali (ouf!!!), aime trop les éléphants. Le retour au milieu des tulipes : tout un programme....

(article écrit "à quatre mains" le 10 avril) .

Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
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Mercredi 8 avril 2009

11- 13 : Chidambaram

 

















 

 

 

 

 

Eh, voilà !  dernière étape avant Pondicherry :


Chidambaram
...la route fut longue car elle est en travaux ( comme presque partout !), mais les trajets en voiture sont toujours très intéressants, car il s'en passe des choses..., le long des routes, en Inde !
 


Beaucoup de monde qui marche : des femmes, paquets sur la tête, j'en ai même vu portant des piles de briques ! Des hommes qui vont aux champs ( ici surtout de riz, de canne à sucre ) , d'autres à vélos chargés comme des bœufs de tout et n'importe quoi, de bois, de bidons, de chiffons, de cartons etc...de vieilles charrettes tirées par des buffles blancs transportant du sable ou des cailloux , de petits « taxis collectifs » plein à craquer jusque sur le toit, des gens qui font la sieste allongés par terre, qui mangent, qui papotent ou qui font leur toilette dans l'eau des rivières ...des troupeaux de chèvres ou de vaches qui déambulent sur la route et il faut attendre que ces messieurs- dames passent ...

 

C'est de là que l'on peut le mieux approcher la vie des petits villages, la structure et l'organisation de la vie sociale : les intouchables et les plus basses castes habitent des huttes branquignolantes, en enfilade le long de petits chemins où la poussière rouge vole tous azimuts.. elles sont en bambou ou bouse de vache séchée mélangée à de la terre, parfois en briques recouvertes de ciment peint de toutes les couleurs. Les toits toujours en feuilles de palme . Humains et bestiaux vivent en bonne communauté, dormant à même le sol en terre battue. Parfois, on aperçoit une jambe ou un pied qui dépasse ...tandis que les femmes cuisinent assises par terre sur le pas de leur porte, seule ouverture, les enfants nus s'amusent à courir après la chèvre qui se nourrit dans les tas d'ordures......bref, là c'est la grande misère, celle que je n'ai jamais voulu, par respect, prendre en photo.

 

Sur les chantiers du bord de route, j'ai été surprise de voir des femmes avec des pelles et des pioches, travailler avec et comme les hommes. (ils sont entrain de faire une nouvelle voie ferrée qui reliera Trichy à Chennai ).

 

Nous avons croisé sur la route des centaines d'hommes et de femmes – toujours très élégantes - portant sur leur tête de gros paquets, marchant en enfilade .. Rama ( le chauffeur ) m'a expliqué qu'ils faisaient un pèlerinage pour se rendre à une fête chrétienne : 180 km à pieds ! Je n'ai pas pu en savoir plus. Rama est un excellent chauffeur, mais niveau culture, c'est zéro pointé .

 

A l'abord des petites villes, on aperçoit aussi les fastueuses demeures des castes supérieures, presque des palaces ...notre petite maison de « Carquedingue » ferait figure à côté, de maison de gardien... et encore !!

 

Mais partout beaucoup d'écoles, de collèges, d'universités. Il est évident que l'Inde met le paquet sur l'éducation. Tous les élèves et étudiants sont en uniforme et souriants, manifestement contents de leur sort. On les comprend !

 

Pour une fois que je voulais aller faire un tour à pied, toute seule ( avec mon couteau et ma lampe électrique dans la poche comme toujours !) , il m'est arrivé une aventure qui vaut le coup d'être racontée :

Depuis un moment j'entendais de grosses déflagrations, donc un peu peur car il y a eu des attentats à la bombe cette semaine encore . Je vois un gars qui pose un gros paquet blanc au milieu de la chaussée à 50m de moi, je presse le pas, et tout d'un coup BOUM!, une énorme pétarade à en faire trembler tous les dieux du Nirvana, une grosse boule de fumée, et puis une pluie de petits bouts de papiers blancs qui s'éparpillent sur la route comme des papillons! Le bruit m'a tellement fait sursauter que j'ai trébuché , suis tombée par terre sur la chaussée ( heureusement pas de charrette à buffles passant à ce moment là) , et je me suis fait une belle égratignure à la jambe!). En me retournant j'ai compris : au loin arrivait un vénérable Eléphant enguirlandé , suivi de toute une foule de fidèles en liesse, pour aller au temple !! et donc, pour marquer le passage du Saint Animal, on fait sauter des pétards pour dégager sa voie, environ tous les 200m !! Au risque de foutre une bonne trouille à l' ignorante touriste que je suis ...

ce qui a fait marrer le gars à la « bombe », lequel est venu me voir, hilarant, pour entamer devant moi une danse endiablée , la « Shiva nataradja »...

 

Quant à Chidambaram, rien à dire : c'est encore une bonne petite ville indienne qui nage dans sa cacophonie, sa puanteur et sa poussière ...
Là changement de décor en ce qui me concerne : mon hôtel pourtant classé "chic" dans Le Routard est plutôt, comme dirait Gilles, « bas de plafond », et tellement bruyant, coincé entre un temple en plein festival de la musique et une gare des bus . Si on ajoute une clim qui fait un bruit de locomotive à vapeur qui explose ....et les employés de l'hôtel qui jouent à cache- cache dans le couloir... vous imaginez le tableau ! De sorte que je n'ai pas pas fermé l'œil de la nuit malgré 2 boules quies l'une sur l'autre de chaque côté!

Encore une nuit à tirer ici, demain ça ira mieux !

 

En revanche un temple magnifique ( malheureusement interdit aux appareil photos ... Je suis quand même arrivée, mine de rien, à en grappiller quelques unes !) dédié à ... je vous le donne en mille : à SHIVA , hé oui, encore!! mais attention « Shiva dansant » - Sri Sivagami Amman Temple -ce qui change tout !

Un temple qui vaut le détour, très grand , très beau, mais surtout le plus « vivant » que j'ai pu voir : une immense foule cosmopolite que grouille de partout : mélange de mendiants, de brahmanes en tous genres - mais toujours caste supérieure attention! -, de fleuristes, de fidèles qui font la queue pour se faire bénir dans les différents sanctuaires ( un peu d'eau sur la tête, une petite gorgée, un peu de couleur sur le front le dessin et la couleur suivant la déité vénérée, une feuille dans la bouche pour sucer, puis on vous met un espèce de chapeau en paille sur la tête – style nos chapeaux de plage – avant de le retirer aussi vite ). Et voilà le tour est joué! . D'autres se prosternent à genoux, ou bien s'allongent de tout leur long par terre, se frappent la tête , le front, la poitrine, font quelques courbettes les mains jointes, et bien sûr, on fait une petite donation pour l'entretien du temple.

Et puis comme d'habitude, on dort, on mange, on discute.. tout cela au milieu des lampes à huile et des guirlandes de fleurs ..Bref, un vrai spectacle qui pourrait nous retenir et nous ravir des heures entières.

 

Enfin pour finir plus en douceur, un petit tour en barque sur un lac situé à environ 10 km de Chidambaram, mais je ne sais pas trop où exactement : on s'est perdu!

Et pour que Rama se perde, il faut se lever de bonne heure!

Je sais juste que nous étions à 4km du Golfe du Bengale ( ouf! on s'en rapproche! ) , que c'est un lac d'eau salée, en fait, une mangrove. Très joli et reposant. Comme je n'avais pas envie de laisser « mon ange gardien » poiroter une heure à m'attendre, j'ai joué un peu la comédie : j'ai dit que j'avais peur d'y aller toute seule, le pilote – enfin... le rameur - , a eu pitié de moi et voulait surtout ne pas perdre une cliente... il a invité Rama qui a ainsi pu m'accompagner gratos ! Il était super content! Et moi aussi! Une bonne journée.




 

 

 

 















Photos:
Dans la mangrove (en haut)
Le pétard et la troupe de l'éléphant qui arrive au loin,
Collégiennes
En bas , pélérinage le long des routes.
Les femmes au travail ...






J'ai trouvé les femmes indiennes très courageuses, elles travaillent comme les hommes, la pioche à la main, à la réfection des routes ( les troncs des  arbres décorés de carreaux noirs et blancs signifiant l'équilibre entre le bien et le mal ...)

Elles marchent beaucoup, tiennent de petites épiceries le long des routes et dorment à même le sol.
Il y en aurait des choses à dire sur le statut des femmes en Inde ! : du mariage arrangé qui semble être encore aujourd'hui la règle, en passant par la dot obligatoire, la totale dépendance aux hommes,  le travail épuisant, et  le veuvage qui - la femme se trouvant alors totalement déconsidérée aux yeux de tous -  se termine parfois en suicide sur un bûcher ( pour aller retrouver l'âme du mari ! ).
Elles m'ont surtout semblé résignées ...  là aussi, la route est longue.




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Par Martine Bachelier - Publié dans : Inde
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