Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 11:49

 

Une fois encore merci à Michel Deparis pour l'organisation complète  de ce voyage exceptionnel, "à la carte"  hors des sentiers battus, dans quatre pays successivement pendant 2 mois et demi :  http://www.connaisseursvoyage.fr/ .

 

Ce troisième voyage "en solo" (enfin presque), qui m'a permis de découvrir les civilisations d'Amérique centrale,  notamment la civilisation maya qui j'en suis sûre maintenant  existe bien encore aujourd'hui,   fut très intéressant sur les plans culturel et humain.

 

J'ai beaucoup appris sur l'histoire, la vie quotidienne des populations indigènes , moins sur les problèmes relatifs à l'environnement auxquels elles sont confrontées aujourd'hui du fait de l'extraction du gaz et du pétrole par exemple. Pour cela il faut, je pense, être "introduit" ou trouver des gens qui connaissent bien la question, ce qui ne fut pas mon cas.

 

Cependant j'ai pu constater qu'ils sont tous très attachés à leurs coutumes (vêtements, "religion", nourriture, soins à leurs enfants qui travaillent beaucoup ...),  leur mode de vie et leur organisation sociale (les communautés).  Leur pauvreté évidente  ne semble pas les affecter outre mesure, ou plutôt ils l'assument avec courage .

Ils sont extrêmement proches de la nature , se considérant en quelque sorte comme en faisant partie,  et veulent la préserver parce qu'elle incarne la "permanence" face à la fragilité de nos sociétés modernes. Ils ont une incroyable connaissance des plantes sauvages, les respectent, les préservent, les utilisent pour se soigner ... et ça marche !

Ils sont très proches aussi des animaux, pour la même raison. De même que les indiens des Etats Unis élèvent de nouveau les bisons de leurs ancêtres, les indiens d'Amérique centrale ont réintroduit les lamas, seuls mammifères domestiqués qui existaient avant l'arrivée des espagnols.

 

J'ai trouvé, dans l'ensemble, ces populations  moins "chaleureuses" que celles du sud-est asiatique par exemple, je ne sais pas pourquoi ... peut-être en ont-t-ils assez des "touristes" (ou des "voyageurs" comme on dit maintenant) ?   

 

Ce voyage fut dans l'ensemble extrêmement "speed" : il est  difficile au voyageur "sentimental" d'écrire en galopant ... d'où l'imperfection de mon écriture ... mais cette évasion de quelques semaines m'a confirmé s'il en était besoin, que le voyage est profitable. La découverte de pays et de peuples  inconnus  éveille l'attention, la compréhension et remet les choses à leur juste place. Je terminerai donc avec cette phrase de Montaigne : "je ne sache point meilleure école à former la vie, que de lui proposer incessamment la diversité de tant d'autres vies, fantaisies et usances".

 

Je ne dois pas être encore complètement "formée à la vie" car je sais que  mon   "goût du voyage" n'est pas près de disparaître ! 

 

 

 

Par Martine Bachelier
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 18:00

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Mon séjour en Equateur fut certainement le plus "rude" - si l'on peut dire ! -  des pays visités cette année !

 Pour deux raisons principales :

- c'est un pays où il vaut mieux être très sportif si l'on veut  profiter au maximum de toutes les ressources qu'il recèle : sport, marche en  montagne, escalade, équitation, plongée, surf ... L'Equateur est en effet essentiellement un pays de très hautes montagnes, où les paysages sont magnifiques et très variés, mais il faut y aller !

- le climat est "spécial" : il peut faire très froid, et quelques heures plus tard, très très chaud ... il pleut aussi beaucoup partout, de temps en temps, dans tout le pays, donc pour nous, qui n'y sommes pas habitués, c'est un peu dur. Il faut pouvoir supporter ces différences de climat et d'altitude ( j'ai eu une fois je crois ce que l'on appelle "le mal des montagnes" (le soroche), qui s'est traduit par quelques petits vertiges vite passés.

 

C'est surtout un  pays fascinant par la variété de ses paysages : Océan pacifique bordé de très belles plages de sable noir ou rose, falaises de terre rouge, îles, forêt amazonienne, véritable merveille de végétation tropicale exubérante et de biodiversité, montagnes et volcans impressionnants de majesté, même vus de loin ... sauf quand il y a du brouillard ce qui est fréquent.

 

Ce qui m'a émerveillée en Equateur, c'est encore la lumière : étonnamment changeante, éblouissante, passant par toutes les couleurs de l'arc en ciel en un rien de temps, elle rend les paysages vivants et mystérieux ... d'autant plus que les routes passent souvent "au dessus des nuages", ce qui donne la sensation de voler, d'être en avion plutôt qu'en voiture ! C'est magique ... 

  

Les grands axes routiers sont en bon état, mais souvent coupés par des éboulis de terre dus à la pluie. Les voies secondaires sont difficiles, souvent ce ne sont que de simples chemins de terre cahoteux.

 

Globalement, hormis les anciennes maisons coloniales de l'époque espagnole encore présentes dans le centre des villes principales (et souvent propriété de l'Etat, de banques ou de musées), les villes ne sont pas vraiment belles : le pays est un vaste chantier de construction ! Les Equatoriens construisent eux-mêmes leurs maisons au fil des ans, et les maisons sont le plus souvent inachevées : des murs en parpaings partout... sauf quelques  magnifiques demeures modernes construites par les "immigrantes", des Equatoriens qui reviennent de l'étranger après avoir fait "fortune" (en tout cas gagné assez d'argent pour bâtir leur maison) ou des étrangers qui viennent s'y installer pour le business ou la retraite.

 

Je n'ai rencontré que peu d'indigènes sauf dans les régions  reculées; . Ils  représentent pourtant , d'après les statistiques, 20 à 30% de la population totale de l'Equateur. Ils vivent encore de manière très autarcique. Partout j'ai pu observer le travail des femmes indigènes  : elles sont partout, à la maison, avec les enfants, et dans les champs. Elles travaillent beaucoup....  

 

Les indigènes, très pauvres,  se regroupent en   "communautés" : ce ne sont pas des "villages" ni des regroupements ethniques,  mais  des groupes de personnes habitant sur un même territoire  qui mettent en commun leur savoir faire, leur culture et leurs traditions vestimentaires et religieuses. Chaque communauté porte son habit et son chapeau noir ou blanc ici portés par des femmes qui descendent au marché du "village" vendre leur récoltes :

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Les "indigènes" sont agriculteurs  : au Guatemala comme en Equateur, il n'est pas offensant de les appeler ainsi (ce qui n'est pas le cas au Pérou m'a t on dit, où ils se font nommer "paysans", Campesinos,  alors que les descendants de propriétaires terriens sont des "agriculteurs" ou "propriétaires").

Les communautés jouissent d'une certaine autonomie administrative et politique. Les habitants de la communauté sont tenus de réaliser des travaux d'intérêt général (construction d'école)...    

L'école de San Domingo visitée avec la famille Pupiales, est une oeuvre communautaire :

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...et certaines parties du territoire sont communes, les pâturages par exemple.  

 Si les indiens des communautés en Equateur sont très attachés à leurs traditions,  celles ci sont à mon avis en voie de disparition car, malgré les efforts annoncés, les pouvoirs publics peinent à les aider réellement et ils privilégient l'afflux de capitaux (notamment liés au pétrole) à la préservation durable et solide des espaces naturels et des modes de vie de ces communautés...La population augmente très vite et les terres cultivables deviennent insuffisantes...C'est incroyable comme dans ce pays toute suface est cultivée, partout, même sur les versants les plus pentus !

Paysage sur la route de Loja :

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Cependant la guide qui nous a ramenés à l'aéroport de Guayalquil le dernier jour, en suivant la côte pacifique, nous a dit que dans cette région, une des premières habitées du pays (par les peuples pré-incas Mantena et les Huancavilca), de nombreuses communautés indigènes existaient bien encore aujourd'hui, même si elles avaient abandonné les costumes traditionnels, et suivaient  les cérémonies et les fêtes rituelles.

 

On mange très bien en Equateur : la nourriture y est réellement variée, même si bien sûr comme partout en Amérique centrale beaucoup de riz et de frites (tout pousse à cette latitude équatoriale !!) et les portions sont énormes.

  

Enfin les Equatoriens sont très gentils, prévenants et aimables. Un bon souvenir ! Ainsi bien sûr que la présence de Pierrot qui m'aura permis de terminer ce voyage avec le plaisir du partage enfin retrouvé ! Merci Pierrot ! 

 

Un grand merci aussi à Eleonora, de Gentian Trails, qui a su savamment veiller au  bon déroulement de cette dernière étape en Amérique Centrale !!

 

Note de Pierrot, fier de sa maman baroudeuse, en profitant qu'elle ait délaissé un moment son ordinateur : un endroit vraiment idéal pour faire de grandes randos en montagne et approcher des volcans mais aussi pour aller au contact de l'Amazonie apparemment. On s'est vraiment super bien amusés, chaque jour du réveil à 6h du matin au coucher à 21h - et oui ! Encore un super souvenir avec la mama

 


 

 

Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 00:41

Dernière étape ... et nouveau loupé pour les transports ! Décidément les vols  domestiques en Equateur réservent bien des surprises : départ de Vilcabamba à 4 heures du matin, arrivée à 6 heures dans un aéroport dont on ne sait pas le nom, au nord de Loja, pour apprendre .... que notre vol était annulé !

 

Mais on s'est bien débrouillé (enfin Pedro s'est bien débrouillé car moi j'étais un peu en panique !). Nous avons pris un vol à 7h00 pour Quito, puis une demi-heure après notre arrivée, un autre vol pour Guayaquil où le chauffeur, prévenu, nous attendait). Le survol de ces villes permet de mesurer la différence totale de climat et d'ambiance : nuages épais et montagnes, nuits fraîches à Quito ; brume légère, plaines sableuses et humide, chaleur étouffante à Guayaquil, l'autre grande ville du pays, capitale économique avec son immense port.

 

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Nous devions  passer nos 2 derniers jours à Las Salinas, mais comme ça plaisait moyen moyen à mon co-équipier de faire la sieste sur la plage, de boire des cocktails et d'écluser les discothèques, changement dernière minute pour Puerto Lopez, un petit port situé sur la côte pacifique à 3 heures de voiture de Guayaquil, "como se puede ver sobre esta mapa" :

  

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S'il était un bonne occasion de faire une petite sieste réparatrice,  tel ne fut pas le cas car Pierre ne dort toujours que d'un oeil et le trajet sur la route un samedi matin depuis Guayaquil est assez intéressant : le WE est là, c'est l'afflux vers la côté et ses plages, activité très prisée ici. Longues files de voiture en tous genres, vendeurs de cartes, de bouées, de nourriture aux feux et aux péages. C'est un couple qui nous conduit (très bavard ce qui réveille Pierre toutes les 2 minutes), avec une autorité naturelle manifeste de la dame sur le monsieur, ça ne rigole pas. Le paysage devenu sableux offre de longues étendues parsemées ça et là de ranchs ou de très grandes propriétés dédiées à l'élevage de chevaux (animal roi en Equateur, pas un endroit où l'on ne monte pas à cheval) !

 

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 La mer apparaît enfin avec son lot de paillotes, transats, gargotes qui attendent les citadins en WE.

 

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Bonne surprise de notre côté en arrivant : nous sommes logés dans un petit refuge atypique en pleine nature, face à l'île de la Plata, où le silence n'est troublé que par les chants joyeux des oiseaux exotiques. On s'octroie direct un bain rafraichissant dans le bassin !

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 Nous sommes  les seuls dans ce petit hôtel situé à 2 km du port de pêche de Puerto Lopez. Le village est situé au creux d'une belle anse, bordée de paillotes d'un autre âge, où l'on ne se déplace qu'en rickshaw, même sur la plage.  Devenu un lieu de villégiature pour les habitants de Guayalquil, avec notamment les jolies plages désertes dissimulées dans le parc naturel alentour, le village conserve son organisation selon les traditions du pays, avec son marché, ses vendeurs de bibelots en tous genres, son église où les habitants se rassemblent chaque soir. Puerto Lopez, ce fut vraiment une bonne idée : un lieu que je recommande !
 

 

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 Fabrication de glace pilée et aromatisée "en direct" sur la plage  

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 Les pêcheurs rentrent le soir ... nous ne les avons pas vu, mais le poulet qui grille ... ça oui ! 

 

                                                                                             Puerto Lopez (42)                                                                                            Puerto-Lopez--33-.JPGObjectif de ces 3 jours : REPOS. Après 2 mois et demi de "baroud", je pensais me reposer un peu  avant de retrouver les frimas de l'hiver français. Eh bien, c'était sans compter avec les petites suggestions de Pierrot qui, profitant d'une très belle journée ensoleillée, est parvenu à emmener sa "mama" poursuivre une incertaine aventure avec à la clé  3 heures de montée en plein cagnard sur un petit chemin pas possible du Parc National Machalilla...(le chenapan !)  bref pour ma dernière journée "repos", une belle rando les pieds dans la gadoue !!

 

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Les paysages de cette côte sont magnifiques, bordés de falaises sableuses rouges, de belles plages et de pélicans qui plongent dans l'eau à la verticale , c'est impressionnant...  

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  La plage de "las Frailes"  12 km au nord de Puerto Lopez

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    La plage de Puerto Lopez au coucher du soleil

 

Le voyage se termine demain, salué par un splendide coucher de soleil et un bon verre de vin, dans la bonne humeur, la chaleur, la beauté et la diversité des paysages et la gentillesse des Equatoriens.

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Sur la route le long de la côte pacifique : la récolte de sel, le retour des pêcheurs, les grandes plages désertes bordées parfois de hautes falaises : 

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                                                       dernier-jour---17-.JPGdernier-jour---7-.JPG                 dernier-jour---8-.JPG

 

Et nous voilà avec nos 4 billets Guayaquil-Madrid-Paris : départ à 21h ici, arrivée à Orly demain 1er février 2012 - 17h30 (15h30 de vol)

Finito el  viaje !  

Hasta luego la familia !    

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 02:45

Je vais vivre ma plus grande aventure et mes moments les plus intenses, dans la petite ville de Vilcabamba 5OOO habitants, située tout au sud de l'Equateur, à quelques kilomètres de la frontière du Pérou ...grâce à Pedro qui m'a encore entraînée dans de folles aventures lesquelles heureusement se sont bien terminées !

 

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Vilcabamba est une bourgade, située tout au sud du pays, à 1858 m d'altitude,  au milieu de nulle part mais avec des paysages fabuleux, célèbre  pour la longévité de ses habitants dont les plus âgés sont nombreux à dépasser les 100 ans, pour être le "stop" privilégié des  routards au long cours, pour être un lieu de villégiature très "zen" où les stages de méditation sont légion, et où la douceur de vivre est bien présente, ainsi que les jus de fruits "énergétiques" ! Heureusement avant de partir nous en avions pris notre dose !

 

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... c'est un endroit très agréable, où, lorsqu'on arrive, on aimerait bien poser son sac et se reposer un peu ... ce qui ne fut pas mon cas , car Pierrot m'a entraîné dans de rocambolesques aventures, sans itinéraire , sans plan, sur un chemin perdu le long d'une rivière .... sans trop savoir où cela nous conduisait  ! Comme le chemin n'était pas fléché (hé hé ) j'ai suivi la flèche du sac à dos  ... et c'est parti pour 3 heures d'aventure le long d'un ruisseau, dans un décor de jungle, sur un petit chemin  cassé et boueux, dans un environnement magnifique  ! Il nous a même fallu franchir des barrières, des rivières (heureusement presque à sec ) et un pont effondré !

Malheureusement, au bout de 2 heures, il nous a fallu rebrousser chemin car : barrière en fer infranchissable !

 

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Mais au retour, petite récompense et repos dans notre joli lodge, avant un départ demain matin pour la côte atlantique : lever 4 heures !

 

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Je crois que je n'oublierai jamais la beauté de ces montagnes des Andes,  sa flore extraordinaire, et la lumière qui se faufile sous un ciel argenté pour faire éclater à l'infini  la palette des verts ...

 

1 Vilcabamba (53)

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 03:51

Loja est une des plus anciennes villes d'Equateur, de 140 000 habitants, à 2100 mètres d'altitude, fondée en 1548 peu après l'invasion de l'Equateur par les Espagnols. Elle est réputée, d'une part, pour sa musique et son ouverture culturelle et, d'autre part, pour ses universités, notamment celle de droit.

 

C'est une jolie ville coloniale où la religion est très présente et où règne une ambiance assurément plus intellectuelle que celle des autres villes que j'ai visitées jusqu'à présent. Ses rues sont tout aussi animées mais partout l'on peut entrer dans des lieux ou magasins qui mettent en avant l'importance de la culture. Loja a été une des premières villes d'Equateur à proclamer son indépendance du joug espagnol, dès 1820 (l'indépendance du pays n'eut lieu que 10 ans plus tard).

 

Les églises les plus célèbres sont la cathédrale fin XIXè (où chaque année le 20 août se tient le couronnement de la Vierge de Cisne, qui donne lieu au rassemblement de fidèles venus de tout le pays, une des fêtes religieuses importante en Equateur), l'église Santo Domingo (église la plus ancienne de la ville bâtie à leur arrivée par les Espagnols, entre 1560 et 1600, qui abrite encore une statue du XVIè siècle), les églises San Sébastian et San Francisco (où l'on a entendu un chant de messe sur un air de Francoise Hardy - tous les garcons et les filles !).


2--9--Cathedrale--place-centrale.JPG   2 (13)Eglise Santo Domingo    

 Les 3 églises du centre ville : la cathédrale, San Francisco, Santo Domingo , et San Sebastian sur la place de l'Indépendance 

2--24--Eglse-San-Sebastian.JPG  2--14-.JPG 

 

2--17-.JPGAprès la visite de toutes ces églises sérieuses, on est allé faire une promenade plus marrante, en se faisant expliquer dans le détail par de fiers militaires en armes la victoire contre le Pérou fin janvier 1942 (que ce dernier célèbre aussi...puisqu'il a tranquillement annexé 200 000 km2 de territoire équatorien dont l'accès à l'Amazone, conflit résolu seulement il y a quelques années !), puis en parcourant les rues les plus anciennes qui conservent soigneusement leur look colonial (dont la célèbre et colorée rue de Lourdes), en assistant aux joyeuses sorties des classes (les enfants rentrent chez eux le midi), en se régalant d'un n-ième pollo con arroz (poulet au riz) dans une petite échoppe, ou en nous égarant jusque dans le "Parc de distraction", voulu par le maire de la ville pour le bien-être de ses habitants (unique apparemment en Equateur, on a joué le jeu jusqu'au bout !). Un dernier tour au musée de la musique où, comme au musée d'histoire de la ville, sont essentiellement exposées des photos des années 40 à 60 de la ville et de ses senors de l'époque (manifestement encore pas mal espagnols...). On a même eu le droit à un petit récital de piano improvisé par quelques jeunes filles qui sortaient de leurs cours, jouant Bach et Beethoven ! L'intérêt de tous ces musées vient aussi du fait qu'ils sont logés dans de grandes maisons coloniales très bien préservées.

 

2--3-.JPG           2--21-.JPG

je me fais expliquer la guerre contre le Pérou ...  

     2--23-.JPG 2 (37) calle Lourdes

Les enfants qui sortent de l'école,                                                 la "calle Lourdes" , évocation de la vierge de Lourdes

       2--39-parque-recreational-Jipiro.JPG 2--40-.JPG

  Le parc de distraction"  JIPIRO"  

 

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                                                                Le musée de la musique et de la peinture . 

Une oeuvre  du peintre "GUAYAZAMIN" , le plus célèbre d'Equateur  (fortement influencé par Picasso).

A sa mort, en 1999, l’UNESCO lui décerna à titre posthume le Prix international José Martí, hommage légitime à un artiste qui s’était toujours préoccupé du sort des classes déshéritées d’Amérique latine et des Caraïbes                                                                                          2 (31)

Bon dîner le soir pour se rattraper du pollo et être d'attaque pour le lendemain : assez de ville, départ pour Vilcabamba aux aurores, pour profiter des premières heures du jour au parc de Podocarpus...

 

 


Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 17:03

 

 

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Réveil en pleine forme après une looooongue nuit de repos. Il le faut car aujourd'hui, au programme, grosse randonnée alpine dans un parc à ... 3900 m d'altitude (on n'avait pas totalement compris cela en partant !). Coup de chance, le soleil et la lumière se fraient un passage à travers les nuages et accompagnent notre chemin. Pourvu que ça dure ! Itinéraire au milieu de paysages grandioses et déserts de lacs, de sommets volcaniques, de rivières et de forêts de polylepsis (arbre rouge, appelé "arbre à papier" puisqu'on utilise son écorce pour fabrique du papier). D'une superficie de 280 km2, le parc se situe entre 3000 et 4500m d'altitude et présente des centaines de lacs (lagunas) qui font le bonheur d'une faune exceptionnellement riche (mais que nous n'avons pas rencontrée !!).

 

"Risque élevé de se perdre. Accompagnement par un guide recommandé" était-il écrit à l'entrée du parc... On était parti pour 2h30 mais on a finalement marché pendant 4h30 avec des passages assez accrobatiques ... jusqu'à se retrouver au bord de la route, pour finir par être sauvés par un bus - sans avoir manifestement été jugés crédibles en autostoppeurs...

 

Le récit en images :

 

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Cerveza de récompense à l'arrivée et bon dîner ! Départ le lendemain matin pour Loja, avec un itinéraire magnifique entre des montagnes où paissent tranquillement des vaches en liberté sur des pentes très marquées (mais elles sont élevées pour leur lait et non pour leur viande...). Le plafond nuageux et parfois un brouillard épais sont toujours bien présents, mais laissent ici ou là passer des rayons de lumière qui déclinent les tons de vert sur toute la palette possible de cette couleur. Difficile de rendre ce spectacle avec le petit appareil photo que nous avons en poche ! En dépit d'éboulements assez spectaculaires, on poursuit notre chemin avec quelques arrêts dans des villages communautaires, comme le marché aux bestiaux (avec test de la peau de porc grillé, spécialité locale...), les villages d'Oña et de Cumbre où l'on goûte la tomate ("tomaté", un fruit !), ou celui des Saraguro reconnaissables à leur habit noir très élégant, leur chapeau de feutre, leurs nattes (y compris chez les hommes qui portent les cheveux très longs) et les bijoux ciselés qui tiennent leur châle. Le noir serait l'expression séculaire de la mort d'Atahualpa, dernier roi Inca assassiné par les troupes de l'espagnol Pizarro en 1532 lors son invasion de l'Equateur.

 

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Arrivée au soir sans encombre, un bon filet de boeuf là-dessus et au lit ! Demain découverte de Loja ("une des villes les plus écologiques du monde" ... ?!?).

 

(articulo escribido por Pedro, hé hé hé ! 26 - 01 - 2012)

Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:27

 

Ancienne cité coloniale, Cuenca est la 3ème ville d'Equateur par sa population (400 000 hab.) et est située  2500m d'altitude, au fond d'une vallée arrosée de trois Rios. Son centre historique est classé au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1999. Son artisanat est surtout connu pour le fameux chapeau Panama (fait traditionnement à partir de feuilles de paja de toquilla, mais également en laine de lama dans certaines communautés artisanales).

 

Première journée tranquille passée à déambuler dans cette ville à l'architecture soignée et préservée. En comparaison des villes du nord, Cuenca paraît plutôt riche et ses rues sont très propres. Son organisation est semblable à celle de toutes les villes d'Equateur : autour d'une grande place principale ombragée où viennent se reposer les passants, la cathédrale de marbre rose (avec une immense statue de JP II à l'entrée !), le palais du gouvernement de la province, la banque centrale marquent le centre de la ville. Les rues pavées sont disposées en perpendiculaires qui facilitent l'orientation, y compris depuis le Mirador del Turi ). Il y fait manifestement bon vivre, les rues très animées de boutiques commerçantes le jour s'apaisent la nuit avec toutefois de nombreux petits cafés discrets où les Cuencanos viennent déguster le chocolat chaud, spécialité locale !

 

Cuenca fut la première grande ville des Incas venus du sud (entre 1500 et 1530). Elle a conservé des toitures en tuiles (tierra) qui la distingue des autres grandes villes d'Equateur.

 

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La pause déjeuner au marché central de 10 de Augusto s'impose (dans une comedores pour 2$ !), on fait la discussion avec nos convives de table, trois frères peintres en bâtiment :

 

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Sans suprise, c'est le lieu où les habitantes (surtout) des villages alentour viennent vendre leur production de fruits et de légumes, et où on peut admirer leur habillement traditionnel (jupe bleue, châle sombre et panama).

 

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Couchés tôt après un bon diner de maïs (choclo ici) avec les dernières lueurs du soleil sur le Tomebamba et sous la protection bienveillante de la Vierge au chapeau (spécialité locale là aussi !!).

 

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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 01:26

 

Pierre devait venir me rejoindre aujourd'hui à Riobamba, mais son avion a été détourné sur Guayaquil, à cause du mauvais temps, et  nous ne nous retrouverons que demain ... à Cuenca !

C'est donc seule, que je vais passer la nuit dans une belle hacienda transformée en hôtel, un peu à l'écart de la petite ville de Riobamba.

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Aujourd'hui lever très tôt (5 heures) pour rejoindre Alausi par la route - en plein brouillard- et prendre "le petit train des Andes" qui descend vers le fameux "nariz del diablo" (le nez du diable, du nom de la forme de ce piton rocheux ... c'est ce que le gardien du musée m'explique sur la photo plus bas ...), puis retour par le même chemin ...

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DSCN2838 Le trajet dure 3 heures aller-retour avec quelques vues spectaculaires sur le relief andin, le dénivelé est asez vertigineux et le train circule à même la falaise !!

 

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Avant le départ du train pour le trajet retour, un petit musée permet de découvrir la communauté agricole locale, les Nizag, qui vivent à 3200 m d'altitude et qui ont construit la voie de chemin de fer (y laissant 1500 des leurs), en zig-zag le long de la falaise obligeant le train à de savantes manoeuvres arrière-avant pour continuer son chemin :

 

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L'après-midi, nous nous sommes arrêtés au site Inca le plus important de l'Equateur, Ingapirca, au sud de Riobamba, situé à 3200 m d'altitude. Ce site,édifié avant 1500 et découvert en 1970 par le savant français La Contamine, était dédié au dieu du soleil. Il n'en reste malheureusement pas grand chose aujourd'hui si ce n'est l'emplacement des anciennes habitations de l'époque et un vestige du temple du soleil, dont la particularité est sa forme ovale.

 

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Au terme de cette journée bien chargée, on arrive à Cuenca en fin d'après midi où Pedro m'attendait ! Retrouvailles émouvantes  que l'on a arrosé directement par une cerveza locale ! Il a l'air en pleine forme le "Piter" ... je ne sais comment il fait  Il m'a expliqué qu'il avait passé la nuit à Guayaquil dans un "dortoir" puis pris un mini-bus pour venir me rejoindre à Cuenca : bienvenue en Equateur

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 00:28

Et c'est reparti !

En route sur la Panaméricaine vers le sud ( qu'on appelle "la Route des Andes") en traversant les Provinces de Cotopaxi et Tungurahua.

Crocus-008.jpgC'est la fameuse "allée des volcans" qui commence :

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Les volcans sont nombreux en Equateur et certains encore très actifs :

Le Chimborazo (6310m), l'un des plus hauts de l'hémisphère sud, le Nevado Ojos del Salado 6891m, le plus haut et aussi le point de la surface terrestre le plus éloigné du centre de la terre (à cause de l'aplatissement de la terre aux pôles), le Cotopaxi, le plus haut volcan actif du monde 5897m,, le Cayambe  5785m situé sur la ligne équatoriale,  l'Antisana 5753m proche de Quito, le Tungurahua 5023m que je verrai à Banos,  le Pinchincha 4784m volcan actif qui surplombe Quito ... Les tremblements de terre sont nombreux et violents. Par exemple, en 1987, un tremblement de terre de 6,8 sur l'échelle de Richter, détruisit une partie de la route Quito-Lago Agrio, renforçant pendant plusieurs mois l'isolement des provinces de l'Oriente et coupant en deux un pipe line, créant ainsi de nombreux dégats humains et écologiques (dont les habitants de mon lodge en Amazonie m'ont d'ailleurs parlé).

  

La Panaméricaine est en général en bon état, mais il y a beaucoup de ralentissements dûs à des travaux ... ou parfois des éboulements de lave grise qui envahissent la route.

 

 

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La vallée, que traverse la panaméricaine, est  bordée de tout un tas de villages, et plus loin, de collines verdoyantes et cultivées, montagnes, pâturages et volcans dont les sommets sont toujours dans la brume. Pourtant il fait beaucoup plus chaud ici qu'à Quito.

Comme partout, les champs (ici un champ de patates),  sont séparés, entre les frères d'une même famille notamment,  par des Agabes ou Pencos (qui ressemblent aux yuccas), et qui servent aussi à faire de l'alcool, le "Chawarmiski", ou de la fibre pour les cordes (alpargata). 

  

 

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Eduardo m'explique que chaque village a une "spécialité".

Quelques courts arrêts donc dans de petites villes ou des villages : Saquisili où il y a un très beau marché le jeudi et où je m'achète rapidement une veste en laine bien chaude (la veste à rayures blanches et grises en bas sur la photo- car la seule que j'avais a rétréci au lavage et je l'ai donnée à Eduardo qui a une petite fille de 11 ans), Latacunga la capitale de la Province de Cotopaxi, Ambato la capitale de la Province de Tungurahua, Salcedo dont la spécialité est le lait, la crème, les glaces : Eduardo s'arrête d'ailleurs pour en acheter 2 et pour que je puisse vérifier la saveur exceptionnelle de ces glaces! Salasaca célèbre pour ses fruits, Pelileo dont la spécialité est la fabrication de jeans ....

 

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Nous nous arrêtons aussi près de  San Francisco de Cunuguachay,  dans une communauté indigène située bien à l'écart de la route : cette commuanauté amérindienne porte le nom de "Palacio Real". Elle compte 80 familles qui se consacrent pour la plupart à l'agriculture et à l'élevage. La réintroduction des lamas en 2004 à permis à la communauté de mettre en place un projet de développement économique, en l'espèce un pôle d'activités qui rassemble un restaurant de viande de lama "El palacio de la Llama" (très riche en protéines et très pauvre en graisse) , une filature, une teinturerie de laine de lama, ainsi qu'un musée (Sumak Kawsay).  consacré au lama et à sa place dans la culture indigène Aujourd'hui la communauté possède plusieurs centaines de lamas et alpagas. Elle peut ainsi faire face à la pauvreté, valoriser sa culture indigène, et enfin protéger l'écosystème car les lamas produisent un engrais très riche qui fertilise le sol qu'ils n'abîment pas, puisque leurs pieds sont pourvus de coussinets.

 

 La route qui mène à la communauté. :   

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L'emblème de la communauté à l'entrée du musée :  l'eau et la terre, la Pacha Mama qui signifie en Quechua la Terre Mère                          

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Au musée, j'en profite pour me faire expliquer les symboles du chapeau régional : il est rondà bords étroits,blanc avec un ruban noir. Le blanc symbolise les sommets en Chimbo, et le ruban fait allusion au deuil suite à la mort du dernier inca. musee-de-la-communaute-Palacio-Real.JPG

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   Dans les champs, on cultive aussi une céréale : la quinoa, dont on fait, avec les graines, la boisson traditionnelle : la "Chicha de Quinua"                                                       quinua-4.jpg

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Après 4 heures de route, arrivée à Banos, "la célèbre station thermale" du pays : 13 000 habitants, 1800 mètres d'altitude, une  allure de bourgade tranquille, très propre, très   plaisante, située au creux d'un beau décor  naturel, dominé par de hautes montagnes verdoyantes, dont le volcan Tungurahua (5016 m) , toujours en activité (dernière grosse éruption en 1999), et dont le sommet est enneigé (enfin on peut  le voir quand il n'y a pas de nuages ... ce qui est rare!)

 

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Banos est très assez touristique certes, mais très agréable.

 

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Cependant, il faut être jeune et sportif pour profiter de toutes les activités offertes : escalade, rafting, randonnées à pied, à cheval, à velo, saut à l'élastique, bains dans les piscines naturelles d'eau chaudes volcanique, et les cascades .... 

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bref, tout cela n'est pas pour moi, et demain, j'ai demandé au sympathique propriétaire du petit lodge très "simplex" où je suis pour 3 nuits, de bien vouloir me faire faire demain un tour en voiture dans la montagne.... ci-dessous, l'entrée du lodge Higueron, ma chambre, et le lavoir où je lave mon linge (je suis sûre au moins qu'il ne va pas rétrécir  :

 

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Ce matin me voilà donc partie faire un tour en montagne, ce qui permet effectivement de découvrir Banos den haut :1--10--copie-1.JPG

 

et les magnifiques payages de la route qui grimpe vers le volcan Tungurahua : cascades, champs de "tomatos del arbol" (ça ressemble à des tomates, mais ça pousse sur des arbres et ce sont des fruits : ici ils sont verts mais deviennent rouges!), de maïs "tendre" (choclo)

  

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Enfin on arrive au plus haut où l'on puisse aller en voiture : "la casa del arbol" : 2690 mètres, mais malheureusement le sommet du volcan est toujours dans les nuages.  

 

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William m'a expliqué que le grand centre de volcanologie se trouvait entre Ambato et Banos, que les chercheurs y travaillaient 24h sur 24 à la surveillance d'éventuelles éruptions. La dernière a eu lieu en 1999 et  toute sa famille a été manu militari obligée de quitter la ville comme tout le reste de la population. Pour rien, puisque les coulées de lave se sont arrêtées à 1 km de la ville.

Les éruptions, sauf cas exceptionnels, sont prévisibles plusieurs jours à l'avance. Les habitants des montagnes sont des "vijias" (vigilants) chargés de dire s'ils voient des choses anormales... ils sont en contact permanent (et payés pour ça) avec les géophysiciens  de la station .On voit  un peu partout ces "instruments de mesure" dont je ne saurais expliquer le fonctionnement

 

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Enfin, Banos c'est "la capitale"  des bonbons fabriqués à partir de canne à  sucre :

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:41

 

La Alegria est une hacienda située à une quarantaine de km au sud de Quito, ce qui m'a permis d'avoir une jolie vue de la ville qui s'étend tout en longueur au fond d'une vallée encastrée au milieu de montagnes toutes plus belles les unes que les autres. Les « barrios », les faubourgs pauvres envahissent les hauteurs de la ville.

 

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La Alegria se trouve à l'écart du petit village de « La Libertad », près de la ville de Lataguna et du Parc National Cotopaxi,( province de Vichincha),on y accède par un chemin caillouteux de quelques kilomètres, 

 

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Depuis La Alegria, on aperçoit 2 volcans : le Pasocha et le COTOPAXI , le deuxième volcan d'Equateur par sa hauteur (5897m), et aussi le volcan en activité le plus haut du monde ! Que les amateurs d'ascension peuvent faire en 2 jours... ce qui ne sera pas mon cas ! Je vais me contenter ici d'admirer les paysages magnifiques, les montagnes, les vallées, les animaux, et participer un peu à la vie de cette hacienda, propriété de Patricia et Don Gabriel Espinosa, depuis 5 générations …La vue de la fenêtre de ma chambre:

 

 

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Je découvre ici un autre monde : celui des descendants d'espagnols qui ont su conserver leur privilèges. 200 vaches, 1200 litres de lait par jour, dont 4,5% de crème, et 3,2% de protéîne … vendus chaque jour à Quito. 59  chevaux destinés à l'équitation et qui font le bonheur des touristes « cavaliers » (beaucoup de Français) qui viennent passer ici 1 à 2 semaines pour apprendre à monter ou faire de grandes balades dans les montagnes environnantes. Et plusieurs dizaines de lamas  Ils organisent aussi régulièrement des jeux de lasso … un bon business qui a l'air de bien marcher. Il y a ici 12 employés à plein temps pour s'occuper et soigner les chevaux, des cuisinières et employées de maison... Le  propriétaire des lieux dîne le soir avec moi et une jeune fille de Quito venue prendre des cours d'équitation pendant 8 jours. Nous sommes servis à table par une servante en blouse blanche, dans des assiettes très chiques.

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  Le grand père, Maurice, m'a fait faire le tour de cette expoitation de 130 hectares.

 

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 Les chambres sont très confortables, avec eau chaude et cheminée électrique, ce qui est bien agréable le soir , car il fait froid, froid....et un peu de confort de temps en temps ne fait pas de mal

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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