Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 18:00

Mon séjour en Equateur fut certainement le plus "rude" des pays visités cette année !

 

Pour deux trois raisons principales :

- je n'ai pas eu de "guides", mais seulement des "chauffeurs" qui m'ont conduit d'un point à un autre ... ensuite : débrouille !

- C'est un pays où il vaut mieux être très sportif si l'on veut  profiter au maximum de toutes les ressources qu'il recèle : sport, marche en montagne, escalade, équitation, plongée ... en effet c'et essentiellement un pay de très hautes montagnes, où les paysages sont magnifiques et très variés, mais il faut y aller !

- le climat est spécial : il peut faire très froid, et quelques heures plus tard, très très chaud ... il pleut aussi beaucoup partout, dans tout les pays, donc pour nous, qui n'y sommes pas habitués, c'est un un peu dur, il faut pouvoir supporter ces différences de climat et d'altitude ( j'ai eu une fois je crois ce que l'on appelle "le mal des monatgnes, qui s'est traduit par quelques vertiges vite passés:)

 

C'est vraiment un très beau pays par la variété de ses paysages : océan pacifique bordé de très belles falaises en terrre rouges, d'îles, forêt amazonienne, montagnes et volcans vus de loin ... sauf quand il y a du brouillard ce qui est fréquent.

 

Les grands axes routiers sont en bon état, mais souvent coupés par des éboulis de terre dus à la pluie. Les voies secondaires sont difficiles, souvent ce ne sont que de simples chemins de terre cahoteux.

 

Globalement, hormis les anciennes maisons coloniales de l'époque espagnole encore présentes dans le centre des villes principales (et souvenr propriété de l'Etat, de banque ou de musées), les villes ne sont pas vraiment belles : le pays est un vaste chantier de construction ! Les Equatoriens construisent eux mêmes leur maison au fil des ans, et les maisons sont le plus souvent inachevées : des murs en parpaings partout... sauf quelques  magnifiques demeures modernes construites par les "immigrantes", ceux qui reviennent de l'étranger après avoir fait "fortune", en tout cas gagné assez d'argent pour bâtir leur maison.

 

Il y a peu d'indigènes sauf dans les régions très reculées, qui vivent encore de manière très autarcique. En revanche, de très nombreuses communautés : ce ne sont pas des "villages", mais  des groupes de personnes d'une même ethnie, qui mettent en commun leur savoir faire, leur cultures et leurs traditions. lls y semblent très attachés, mais mon avis, sont en voie de disparition car, malgré les efforts annoncés, les pouvoirs publics ont du mal à les aider réellement et privilégient l'afflux de capitaux (notamment liés au pétrole) à la préservation durable et solide des espaces et des modes de vie de ces communautés.

 

On mange très bien en Equateur, la nourriture y est réellement variée (tout pousse à cette latitutde équatoriale !!) et les portions énormes (bien sûr comme partout en Amérique centrale beaucoup de riz et de frites:)

 

Enfin les gens sont extrêmement gentils, prévenants, aimables et souriants. C'est en tout cas ce qui m'aura le plus plu dans ce beau pays ! Ainsi bien sûr que la présence de Pierrot qui m'aura permis de terminer ce voyage (sans doute le dernier "en solo" ) avec le plaisir du partage enfin retrouvé . Un grand merci à Eleonora de Gentian Trails qui a su savamment veiller sur le bon déroulement de cette dernière étape en Amérique Centrale !!


Note de Pierrot, fier de sa maman baroudeuse, en profitant qu'elle ait délaissé un moment son ordinateur : un endroit vraiment idéal pour faire de grandes randos en montagne et approcher des volcans mais aussi pour aller au contact de l'Amazonie apparemment. On s'est vraiment super bien amusés, chaque jour du réveil à 6h du matin au coucher à 21h - et oui ! Encore un super souvenir avec la mama

 


Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 00:41

24-13 : Puerto Lopez

 

Dernière étape ... et nouveau loupé pour les transports ! Décidément les vols  domestiques en Equateur réservent bien des surprises : départ de Vilcabamba à 4 heures du matin, arrivée à 6 heures dans un aéroport au milieu de nulle part, au norde de Loja, pour apprendre .... que notre vol était annulé !

 

Mais on s'est bien débrouillés (enfin Pierrot s'est bien débrouillé car moi j'étais un peu en panique !). Nous avons pris un vol à 7h00 pour Quito, puis une demie heure après notre arrivée, un autre vol pour Guayalquil où le chauffeur prévenu, nous attendait :). Le survol de ces villes permet de mesurer la différence totale de climat et d'ambiance : nuages épais et montagnes, nuits fraîches à Quito ; brume légère, plaines sableuses et humide, chaleur étouffante à Guayaquìl, l'autre grande ville du pays, capitale économique avec son immense port.

 

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Nous devions aller passer nos 2 derniers jours à Las Salinas, mais comme ça plaisait moyen moyen à mon co-équipier de faire la sieste sur la plage, de boire des cocktails et d'écluser les discothèques : changement dernière minute pour Puerto Lopez, un petit port situé sur la côte pacifique à 3 heures de voiture de Guayalquil, "como se puede ver sobre esta carta" :Puerto-Lopez--45-.JPG

 

S'il était un bonne occasion de faire une petite sieste réparatrice, le trajet sur la route uun samedi matin depuis Guayaquil est assez intéressant : le WE est là, c'est l'afflux vers la côté et ses plages, activité très prisées ici. Longues files de voiture en tous genres, vendeurs de cartes, de bouées, de nourriture aux feux et aux péages. C'est un couple qui nous conduit, avec une autorité naurelle manifeste de la dame sur le monsieur, ça ne rigole pas. Le paysage devenu sableux offre de longues étendues parsemées ça et là de ranchs ou de très grandes propriétés dédiées à l'élevage de chevaux (animal roi en Equateur, pas un endroit où l'on ne monte pas à cheval) !

 

La mer apparaît enfin avec son lot de paillotes, transats, gargotes qui attendent les citadins en WE.

 

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Bonne surprise de notre côté en arrivant : nous sommes logés dans un petit refuge atypique en pleine nature, face à l'île de la Plata, où le silence n'est troublé que par les chants joyeux des oiseaux exotiques. On s'octroie direct un bain rafraichissant dans le bassin !


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On est presque les seuls ici, à 2 km du port de pêche de Puerto Lopez. Ce village est situé au creux d'une belle anse, bordée de paillotes vieillottes et branquignolantes, où l'on ne se déplace qu'en rickshaw. Même devenu un lieu de villégiature pour les habitants de Guayalquil, avec notamment les jolies plages désertes dissimulées dans le parc naturel alentour, le village conserve son organisation selon les traditions du pays, avec son marché, ses vendeurs de bibelot en tous genres, son église où les habitants se rassemblent chaque soir.

 

 

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Objectif de ces 3 jours : REPOS. Après 2 mois et demi de baroude, un peu de moment relax avant de retrouver les frimas de l'hiver franchouillard. Bon, c'était sans compter les petites suggestions de Pierrot qui, profitant d'une très belle journée ensoleillée, est parvenu à emmener sa "mama" sur un chemin avec de nouveaux efforts (le chenapan !) : 3 heures de montée en plein cagnard sur un petit chemin pas possible du parc national Machalilla... bref pour ma dernière journée j'en ai bien c*** !!

 

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Les paysages de cette côte sont magnifiques, bordés de falaises sableuses rouges, de belles plages et de pélicans qui plongent dans l'eau à la verticale , c'est assez impressionnant :

 

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Et nous nous sommes bien amusés, nous aussi, sur la plage comme dans la piscine

 

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Eh voilà ... le voyage se termine demain, salué par un joli coucher de soleil e un bon verre de vin, dans la bonne humeur, la chaleur, la beauté et la diversité des paysages et la gentillesse des Equatoriens.

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 02:45

Vilcabamba :

 

Je vais vivre ma plus grande aventure et mes moments les plus intenses, dans la petite ville de Vilcabamba 5OOO habitants, située tout au sud de l'Equateur, à quelques kilomètres de la frontière du Pérou, 1850 mètres d'altitude...grâce à Pierrot qui m'a encore entraînée dans de folles aventures qui heureusement se sont bien terminées !

 

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Il faut savoir que Vilcabamba est un village, situé au milieu de nulle part mais au milieu de paysages fabuleux, célèbre  pour la longévité de ses habitants dont les plus âgés sont nombreux à dépasser les 100 ans, pour être le "stop" privilégié des  routards au longs cours, pour être un lieu de villégiature très "zen" où les stages de méditation son légion, et où la douceur de vivre est bien présente, ainsi que les jus de fruits "énergétiques"! Heureusement avant avant de partir nous en avions pris notre dose !

 

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... c'est une jolie petite ville où, lorsqu'on arrive on aimerait bien poser son sac et se reposer un peu ... ce qui ne fut pas mon cas , car Pierrot m'a entraîné dans de rocambolesques aventures, sans itinéraire , sans plan, sur un chemin perdu le long d'une rivière .... sans trop savoir où cela nous conduisait  ! Comme le chemin n'était pas fléché (hé hé ) j'ai suivi la flèche du sac à dos  ... et c'est parti pour 3 heures d'aventure le long d'un ruisseau, dans un décor de jungle, sur un petit chemin  cassé et boueux, dans un environnement magnifique  ! Il nous a même fallu franchir un pont effondré !

Malheureusement, au bout de 2 heures, il a fallu rebrousser chemin car barrière en fer infranchissable !

 

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Mais au retour, petite récompense et repos dans notre joli lodge, avant un départ demain matin pour la côte atlantique : lever 4 heures !

 

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Je crois que je n'oublierai jamais la beauté de ces montagnes des Andes et de sa flore extraordinaire, 1-Vilcabamba--53-.JPG que nous quittons demain  :

 

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 02:45

Je vais vivre ma plus grande aventure et mes moments les plus intenses, dans la petite ville de Vilcabamba 5OOO habitants, située tout au sud de l'Equateur, à quelques kilomètres de la frontière du Pérou, 1850 mètres d'altitude...grâce à Pierrot qui m'a encore entraîné dans de folles aventures qui heureusement se sont bien terminées !

 

1-Vilcabamba--36-.JPG1-Vilcabamba--42-.JPG

 

Il faut savoir que Vilcabamba est un village, situé au milieu de nulle part, célèbre  pour la longévité de ses habitants dont les plus âgés sont nombreux à dépasser les 100 ans, pour être le stop privilégié des vrais routards au longs cours, pour être un lieu de villégiature très "zen" où les stages de méditation son légion, et où la douceur de vivre est bien présente, ainsi que les jus de fruits "énergétiques"! Heureusement avant avant de partir nous en avions pris notre dose !

 

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... c'est une jolie petite ville où, lorsqu'on arrive on aimerait bien poser son sac et se reposer un peu ... ce qui ne fut pas mon cas , car Pierrot m'a entraîné dans de rocambolesques aventures, sans itinéraire , sans plan, sur un chemin perdu le long d'une rivière .... sans trop savoir où cela nous conduisait  ! Comme le chemin n'était pas fléché (hé hé ) j'ai suivi la flèche du sac à dos  ... et c'est parti pour 3 heures d'aventure dans un décor de jungle,sur un petit chemin  à moitié effondré et boueux, dans un environnement magnifique  !

Malheureusement, au bout de 2 heures, il a fallu rebrousser chemin car barrière en fer infranchissable !

 

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Mais au retour, petite récompense et repos dans notre joli lodge, avant un départ demain matin pour la côte atlantique : lever 4 heures !

 

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Je crois que je n'oublierai jamais la beauté de ces montagnes des Andes et de sa flore extraordinaire, 1-Vilcabamba--53-.JPG que nous quittons demain  :

 

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 03:51

Loja est une des plus anciennes villes d'Equateur, de 140 000 habitants, à 2100 mètres d'altitude, fondée en 1548 peu après l'invasion de l'Equateur par les Espagnols. Elle est réputée d'une part pour sa musique et son ouverture culturelle, et d'autre part pour ses universités, notamment celle de droit.

 

C'est une jolie ville coloniale où la religion est très présente et où règne une ambiance assurément plus intellectuelle que celle des autres villes que j'ai visitées jusqu'à présent. Ses rues sont tout aussi animées mais partout l'on peut entrer dans des lieux ou magasins qui mettent en avant l'importance de la culture. Loja a été une des premières villes d'Equateur a proclamer son indépendance du joug espagnol, dès 1820 (l'indépendance du pays n'eut lieu que 10 ans plus tard).

 

Les églises les plus célèbres sont la cathédrale fin XIXè (où chaque année le 20 août se tient le couronnement de la Vierge de Cisne, qui donne lieu au rassemblement de fidèles venus de tout le pays, une des fêtes religieuses importante en Equateur), l'église Santo Domingo (église la plus ancienne de la ville bâtie à leur arrivée par les Espagnols, entre 1560 et 1600, qui abrte encore une statue du XVIè siècle), les églises San Sébastian et San Francisco (où l'on a entendu un chant de messe sur un air de Francoise Hardy - tous les garcons et les filles !).


2--9--Cathedrale--place-centrale.JPG   2 (13)Eglise Santo Domingo    

 

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Après la visite de toutes ces églises sérieuses, on est allé faire une promenade plus marrante, en se faisant expliquer dans le détail par de fiers militaires en armes la victoire contre le Pérou fin janvier 1942 (que ce dernier célèbre aussi...puisqu'il a tranquillement annexé 200 000km2 de territoire équatorien dont l'accès à l'Amazone, conflit résolu seulement il y a quelques années !), puis en parcourant les rues les plus anciennes qui conservent soigneusement leur look colonial (dont la célèbre et colorée rue de Lourdes), en assistant aux joyeuses sorties des classes (les enfants rentrent chez eux le midi), en se régalant d'un n-ième pollo con arroz (poulet au riz) dans une petite échoppe, ou en nous égarant jusque dans le "Parc de distraction", voulu par le maire de la ville pour le bien-être de ses habitants (unique apparemment en Equateur, on a joué le jeu jusqu'au bout !).Un dernier tour au musée de la musique où, comme au musée d'histoire de la ville, sont essentiellement exposés des photos des années 40 à 60 de la ville et de ses senors de l'époque (manifestement encore pas mal espagnols...). On a même eu le droit à un petit récital de piano improvisé par quelques jeunes filles qui sortaient de leurs cours, jouant Bach et Beethoven ! L'intérêt de tous ces musées vient aussi du fait qu'ils sont logés dans de grandes maisons coloniales très bien préservées.

 

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Bon dîner le soir pour se rattraper du pollo et être d'attaque pour le lendemain : assez de ville, départ pour Vilcabamba aux aurores, pour profiter des premières heures du jour au parc de Podocarpus...

 

 


Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 17:03

Réveil en pleine forme après une looooongue nuit de repos. Il le faut car aujourd'hui, au programme, grosse randonnée alpine dans un parc à ... 3900m d'altitude (on n'avait pas totalement compris cela en partant !). Coup de chance, le soleil et la lumière se fraient un passage à travers les nuages et accompagnent notre chemin. Itinéraire au milieu de paysages grandioses et déserts de lacs, de sommets volcaniques, de rivières et de forêts de polylepsis (arbre rouge, appelé arbre à papier puisqu'on utilise son écorce pour fabrique du papier). D'une superficie de 280km2, le parc se situe entre 3000 et 4500m d'altitude et présente des centaines de lacs (lagunas) qui font le bonheur d'une faune exceptionnellement riche (mais que nous n'avons pas rencontrée !!).

 

"Risque élevé de se perdre. Accompagnement par un guide recommandé" était-il écrit à l'entrée du parc... On était parti pour 2h30 mais on a finalement marché pendant 4h30 avec des passages assez accrobatiques ... jusqu'à se retrouver au bord de la route, pour finir par être sauvés par un bus - sans avoir manifestement été jugés crédibles en autostoppeurs...

 

Le récit en images :

 

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Cerveza de récompense à l'arrivée et bon dîner ! Départ le lendemain matin pour Loja, avec un itinéraire magnifique entre des montagnes où paissent tranquillement des vaches en liberté sur des pentes très marquées (mais elles sont élevées pour leur lait et non pour eur viande...). Le plafond nuageux et parfois un brouillard épais sont toujours bien présents, mais laissent ici ou là passer des rayons de lumière qui déclinent les tons de vert sur toute la palette possible de cette couleur. Difficile de rendre ce spectacle avec le petit appareil photo que nous avons en poche ! En dépit d'éboulements assez spectaculaires, on poursuit notre chemin avec quelques arrêts dans des villages communautaires, comme le marché aux bestiaux (avec test de la peau de porc grillé, spécialité locale...), les villages d'Oña et de Cumbre oùon goûte la tomate ("tomaté", un fruit !), ou celui des Saraguro reconnaissables à leur habit noir très élégant, leur chapeau de feutre, leurs nattes (y compris chez les hommes qui portent les cheveux très longs) et les bijoux ciselés qui tiennent leur châle. Le noir serait l'expression séculaire de la mort d'Atahualpa, dernier roi Inca assassiné par les troupes de l'espagnol Pizarro en 1532 lors son invasion de l'Equateur.

 

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Arrivée au soir sans encombre, un bon filet de boeuf là-dessus et au lit ! Demain découverte de Loja ("une des villes les plus écologiques du monde" ... ?!?).

 

(articulo escribido por Pedro, hé hé hé ! 26 - 01 - 2012)

Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:27

 

Ancienne cité coloniale, Cuenca est la 3ème ville d'Equateur par sa population (400 000 hab.) et est située  2500m d'altitude, au fond d'une vallée arrosée de trois Rios. Son centre historique est classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1999. Son artisanat est surtout connu pour le fameux chapeau Panama (fait traditionnement à partir de feuilles de paja de toquilla,mais également en laine de lama dans certaines communautés artisanales).

 

Première journée tranquille passée à déambuler dans cette ville à l'architecture soignée et préservée. En comparaison des villes du nord, Cuenca paraît plutôt riche et ses rues sont très propres. Son organisation est semblable à celle de toutes les villes d'Equateur : autour d'une grande place principale ombragée où viennent se reposer les passants, la cathédrale de marbre rose (avec une immense statue de JP II à l'entrée !), le palais du gouvernement de la province, la banque centrale marquent le centre de la ville. Les rues pavées sont disposées en perpendiculaires qui facilitent l'orientation, y compris depuis le Mirador del Turi ;). Il y fait manifestement bon vivre, les rues très animées de boutiques commerçantes le jour s'apaisent la nuit avec toutefois de nombreux petits cafés discrets où les Cuencanos viennent déguster le chocolat chaud, spécialité locale !

 

Cuenca fut la première grande ville des Incas venus du sud (entre 1500 et 1530). Elle a conservé des toitures en tuiles (tierra) qui la distingue des autres grandes villes d'Equateur.

 

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La pause déjeuner au marché central de 10 de Augusto s'impose (dans une comedores pour 2$ !), on fait la discussion avec nos convives de table, trois frères peintres en bâtiment :

 

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Sans suprise, c'est le lieu où les habitantes (surtout) des villages alentour viennent vendre leur production de fruits et de légumes, et où on peut admirer leur habillement traditionnel (jupe bleue, châle sombre et panama).

 

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Couchés tôt après un bon diner de maïs (choclo ici) avec les dernières lueurs du soleil sur le Tomebamba et sous la protection bienveillante de la Vierge au chapeau (spécialité locale là aussi !!).

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 01:26

 

Pierre devait venir me rejoindre aujourd'hui à Riobamba, mais son avion a été détourné sur Guayalquil, à cause du mauvais temps, et donc nous ne nous retrouverons que demain ... à Cuenca !

C'est donc seule que je vais passer la nuit dans une belle hacienda transformée en hôtel, un peu à l'écart de la petite ville de Riobamba.

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Aujourd'hui lever très tôt (5 heures) pour rejoindre Alausi par la route - en plein brouillard- et prendre "le petit train des Andes" qui descend vers le fameux "nariz del diablo" (le nez du diable, du nom de la forme de ce piton rocheux), puis retour par le même chemin ...


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Le trajet dure 3 heures aller-retour avec quelques vues spectaculaires sur le relief andin, le dénivelé est asez vertigineux et le train circule à même la falaise !!

 

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Avant le départ du train pour le trajet retour, un petit musée permet de découvrir la communauté agricole locale, les Nizag, qui vivent 3200 m d'altitude et qui ont construit la voie de chemin de fer (y laissant 1500 des leurs), en zig-zag le long de la falaise obligeant le train à de savantes manoeuvres arrière-avant pour continuer son chemin :

 

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L'après-midi, nous nous sommes arrêtés au site Inca le plus important de l'Equateur, Ingapirca, au sud de Riobamba, situé à 3200m d'altitude. Ce site,édifié avant 1500 et découvert en 1970 par le savant français La Contamine, était dédié au dieu du soleil. Il n'en reste malheureusement pas grand chose aujourd'hui si ce n'est l'emplacement des anciennes habitations de l'époque et un vestige du temple, dont la particularité est sa forme ovale.

 

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Au terme de cette journée bien chargée, on arrive à Cuencaen fin d'après midi où Pedro m'attendait ! Retrouvailles émouvantes dans ce petit hôtel que l'on a arrosé directement par une cerveza locale !

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 00:28

Et c'est reparti !

 

En route sur la Panaméricaine vers le sud ( qu'on appelle "la Route des Andes") en traversant les Provinces de Cotopaxi et Tungurahua.

  

La Panaméricaine est en général en bon état, mais il y a beaucoup de ralentissements dûs à des travaux ... ou parfois des éboulements de lave grise qui envahissent la route.

 

 

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Cette vallée que traverse la panaméricaine , est  bordée de tout un tas de villages, et plus loin, de collines verdoyantes et cultivées, montagnes, pâturages et volcans dont les sommets sont toujours dans la brume. Pourtant il fait beaucoup plus chaud ici qu'à Quito.

Comme partout, les champs (ici un champ de patates),  sont séparés, entre les frères d'une même famille notamment,  par des Agabes ou Pencos (qui ressemblent aux yuccas), et qui servent aussi à faire de l'alcool   le "Chawarmiski" ou de la fibre pour les cordes (alpargata) 

  

 

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Eduardo m'explique que chaque village à une "spécialité".

Quelques courts arrêts donc  dans de petites viles ou villages : Saquisili (où il y a un très beau marché le jeudi et où je m'achète rapidement une veste en laine bien chaude, car la seule que j'avais a rétrécie au lavage : je la donne à Eduardo qui a une petite fille de 11ans) ,Latacunga la capitale de la Province de Cotopaxi, Ambato la capitale de la Province de Tungurahua, Salcedo dont la spécialité est le lait, la crème, les glaces : Eduardo s'arrête d'ailleurs pour en acheter 2 et que je puisse vérifier la saveur exceptionnelle des ces glaces! Salasaca célèbre pour ses fruits, Pelileo dont la spécialité est la fabrication de jeans ....

 

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Après 4 heures de route (mais il faut dire qu'on a traîné pas mal ) arrivée à Banos, "la célèbre station thermale" du pays : 13 000 hab. 1800 mètres d'altitude, une  allure de bourgade tranquille, très propre, très   plaisante, située au creux dun beau décor  naturel, dominé par de hautes montagnes verdoyantes, dont le volcan Tungurahua (5016 m) , toujours en activité (dernière grosse éruption en 1999) , et dont le sommet est enneigé (enfin on peut  le voir quand il n'y a pas de nuages ... ce qui est rare!)

 

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Banos est très assez touristique certes, mais très agréable.

Cependant, il faut être jeune et sportif pour profiter de toutes les activités offertes : escalade, rafting, randonnées à pied, à cheval, à velo, saut à l'élastique, bains dans les piscines naturelles d'eau chaudes volcanique, et les cascades .... 

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bref, tout cela n'est pas pour moi, et demain, j'ai demandé au sympathique proprétaire du petit lodge très "simplex" où je suis pour 3 nuits, de bien vouloir me faire faire demain un tour en voiture dans la montagne.... ci dessous, l'entrée du lodge Higueron, ma chambre, et le lavoir où je lave mon linge (je suis sûre au moins qu'il ne va pas rétrécir  :

 

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Ce matin me voilà donc partie faire un tour en montagne, ce qui permet effectivement de découvrir Banos den haut :1--10--copie-1.JPG

 

et les magnifiques payages de la route qui grimpe vers le volcan Tungurahua : cascades, champs de "tomatos del arbol" (ça ressemble à des tomates, mais ça pousse sur des arbres et ce sont des fruits, ici ils sont verts mais deviennent rouges!) le maïs "tendre" (choclo)

  

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Enfin on arrive au plus haut que l'on puisse aller en voiture : "la casa del arbol" : 2690 mètres, mais malheureusement le sommet du volcan est toujours dans les nuages.  

 

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William m'a expliqué que le grand centre de volcanologie se trouvait entre Ambato et Banos, que les chercheurs y travallaient 24h sur 24 à la surveillance d'éventuelles éruptions. La dernière a eu lieu en 1999 et  toute sa famille a été manu militari obligée de quitter la ville comme tout le reste de la population. Pour rien, puisque les coulées de lave se sont arrêtées à 1 km de la ville.

Les éruptions, sauf cas exceptionnels, sont prévisibles plusieurs jours à l'avance. Les habitants des montagnes sont des "vijias" (vigilants) chargés de dire s'ils voient des choses anormales ..il.s sont en contact permanent (et payés pour ça) avec les géophysiciens  de la station .On voit  un peu partout ces "instruments de mesure" dont je ne saurais expliquer le fonctionnement ! 

 

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Enfin, Banos c'est "la capitale"  des bombons fabriqués à partir de canne à  sucre

 

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et de chouettes poussettes pour petites filles hé hé

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:41

La Alegria :

 

La Alegria et une hacienda située à un quarantaine de km au sud de Quito, ce qui m'a permis d'avoir une jolie vue de la ville qui s'étend tout en longueur au fond d'une vallée encastrée au milieu de montagnes toutes plus belles les unes que les autres. Les « barrios », les faubourgs pauvres envahissent les hauteurs de la ville.

 

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La Alegria se trouve à l'écart du petit village de « la Libertad », près de la ville de Lataguna et du Parc National Cotopaxi,( province de Vichincha),on y accède par un chemin caillouteux de quelques kilomètres, 

 

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Depuis la Alegria, on aperçoit 2 volcans : le Pasocha et le COTOPAXI , le deuxième volcan d'Equateur par sa hauteur (5897m), et aussi le volcan en activité le plus haut du monde ! Que les amateurs d'ascension peuvent faire en 2 jours... ce qui ne sera pas mon cas ! Je vais me contenter ici d'admirer les paysages magnifiques, les montagnes, les vallées, les animaux, et participer un peu à la vie de cette hacienda propriété, de Patricia et Don Gabriel Espinosa, depuis 5 générations …La vue de la fenêrtre de ma chambre:

 

 

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je découvre ici un autre monde : celui des descedandants d'espagnols qui ont su conserver leur privilèges. 200 vaches, 1200 litres de lait par jour , dont 4,5% de crème, et 3,2% de protéîne … vendus chaque jour à Quito. 59  chevaux destinés à l'équitation et qui font le bonheur des touristes « cavaliers » (beaucoup de français) qui viennent passer ici 1 à 2 semaines pour apprendre à monter ou faire de grandes balades das les montagnes environnantes. Et plusieurs dizaine de lamas. Ils organisent aussi régulièrement des jeux de lasso … un bon business qui à l'air de bien marcher. Ils y a ici 12 employés à plein temps pour s'occuper et soigner les chevaux, plus cuisinières et employées de maison...

 

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  Le grand père, Maurice, m'a fait faire le tour de cette expoitation de 130 hectares.

 

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 Les chambres sont luxueuses , avec eau chaude et cheminée électrique, ce qui est bien agréable le soir , car il fait froid, froid....et un peu de confort de temps en temps ne fait pas de mal

 

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Par Martine Bachelier - Publié dans : Equateur
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